Moulage
L’opération de moulage consiste à fabriquer un moule, généralement en matériaux réfractaires, qui porte l’empreinte en négatif de la pièce, cette empreinte étant obtenue à partir d’un modèle reproduisant la pièce à fabriquer.
Classement des procédés de moulage
L’opération de moulage est une des plus importantes du processus industriel de la fonderie
. Elle détermine en effet, d’après le modèle, les formes de la pièce à couler, ses dimensions et leur précision, ses états de surface, son refroidissement, et joue un rôle prépondérant sur de très nombreux paramètres influant sur sa qualité. C’est aussi, avec le noyautage, l’opération qui entraîne les coûts les plus élevés dans les différentes opérations de fabrication. À titre d’exemple, dans des productions de grandes séries, les opérations de moulage-noyautage représentent fréquemment 40 % environ des prix de revient hors matière (moulage 30 %, noyautage 10 %).
Il convient donc que le choix d’un procédé de moulage soit fait avec le maximum de précaution pour ne pas pénaliser les productions futures, tant en qualité qu’en prix de revient.
De très nombreux
procédés de moulage
existent,
en châssis, en mottes, en fosse
pour les très grosses pièces,
au trousseau
pour des pièces circulaires par exemple,
en modèle perdu
(polystyrène),
en cire perdue
pour des pièces de précision ou des œuvres d’art,
en coquille métallique par gravité, sous-pression
pour les non ferreux,
en coquille centrifugée
pour des tuyaux notamment, etc., que nous présenterons dans les paragraphes suivants.
Cette très grande variété des procédés impose de les classifier pour permettre leur présentation. Nous avons choisi de les classer en fonction des modes de moulage et de durcissement des matériaux utilisés au moment de la fabrication du moule ou des noyaux (tableau
1
) et de la nature des modèles qui doivent être compatibles avec les procédés employés :