RÉSUMÉ
La métallurgie secondaire désigne les traitements de l'acier hors du four, menés en poche d'aciérie. Ces traitements permettent d'atteindre les spécifications requises en ce qui concerne la composition globale, la propreté inclusionnaire, la teneur en gaz et la température. Cet article présente les différents traitements de métallurgie secondaire tels que la désoxydation, la modification de la composition des inclusions résiduelles ou délibérément produites, les réactions de transfert métal-laitier et le dégazage, et les moyens d'analyser les résultats obtenus en fin de traitement.
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AUTEUR(S)
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Michel OLETTE
: Ingénieur de l'École supérieure de physique et chimie industrielle de la ville de Paris – ESPCI - Professeur invité université Mac Master Hamilton Canada - Ancien Directeur adjoint Institut de Recherche de la Sidérurgie Française – IRSID – Maizières-lès-Metz
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Christian GATELLIER
: Ingénieur de l'École nationale supérieure de chimie de Toulouse - Ingénieur-docteur - Ancien chef du département Physico-chimie – IRSID – Maizières-lès-Metz
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Gabriel LAMARQUE
: Ingénieur de l'École nationale supérieure d'électricité, d'électronique et d'hydraulique de Toulouse - Licencié ès sciences - Ancien directeur de la ligne de produits aciérie Kvaerner Metals Clecim Paris
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Fabienne RUBY-MEYER
: Ingénieur de l'École nationale supérieure de chimie de Strasbourg - Ingénieur de recherche à Ascometal CREAS
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INTRODUCTION
Les exigences, de plus en plus sévères, des utilisateurs vis-à-vis des aciers, en ce qui concerne aussi bien leur composition chimique, leur propreté physique que leurs caractéristiques d'emploi, ont entraîné, depuis le début des années 1960, le développement d'un grand nombre de traitements métallurgiques, de plus en plus complexes, qui ne pouvaient trouver leur place dans le réacteur traditionnel d'aciérie : convertisseur à l'oxygène ou four électrique. Les opérations ainsi menées
hors du four
ont donné naissance à une nouvelle métallurgie, qualifiée de «
secondaire
» et réalisée dans une poche d'aciérie munie de différents équipements : busette à tiroir, bouchons poreux…
Trois aspects doivent être pris en considération pour comprendre pourquoi la métallurgie secondaire est apparue et s'est développée.
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Productivité
Il est clair qu'elle permet une meilleure utilisation des appareils sidérurgiques, en particulier des convertisseurs de grande capacité (350 t) et du four électrique, en reportant les opérations de métallurgie fine, souvent longues, en poche.
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Abaissement des coûts
C'est une conséquence des deux points précédents. Son estimation n'est pas toujours aisée, puisqu'il faut tenir compte du coût de l'opération nouvelle, mais le bilan est, en général, largement positif.
Dans l'ensemble du texte, les symboles soulignés, comme
ou [O], désignent des éléments dissous dans le métal et les constituants du laitier sont,...
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Métallurgie secondaire