Présentation
RÉSUMÉ
Cet article décrit les mécanismes microstructuraux à l’origine des propriétés observés dans les alliages à mémoire de forme (AMF) et les limitations associées aux phénomènes de fatigue et de vieillissement propres à ces matériaux. Il présente les AMF utilisés dans l’industrie et ceux en cours de développement. Une partie importante est consacrée à la description des différents types d’applications rencontrées et à la présentation des procédés d’élaboration et de transformation utilisés pour réaliser des composants à mémoire de forme. L’article se conclut par une analyse des principales tendances observées dans la commercialisation des dispositifs à base d’AMF.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'articleAUTEUR(S)
-
Alain HAUTCOEUR : NIMESIS Technology, Mecleuves (57245), France
-
Étienne PATOOR : Ancien Professeur à Georgia-Tech Europe (57070) et aux Arts et Métiers, France
-
André EBERHARDT : NIMESIS Technology, Mecleuves (57245) - Ancien Professeur à l’École Nationale d’Ingénieurs de Metz, France
INTRODUCTION
Les alliages à mémoire de forme (AMF) sont des alliages métalliques présentant une transformation martensitique sous l’effet d’un chargement thermomécanique. Ces alliages peuvent retrouver leur forme initiale au chauffage. Ils se distinguent en cela des alliages métalliques usuels. Des effets comme la superélasticité, le retour contraint, la production de travail mécanique, et une forte capacité d’amortissement constituent les propriétés remarquables des AMF.
Observé pour la première fois en 1932 sur un alliage Au-Cd, l’effet mémoire de forme a commencé à susciter un intérêt industriel au début des années 1970, avec le développement du nickel-titane (Nitinol). Il existe de très nombreux alliages à mémoire de forme, mais seules trois familles connaissent un développement commercial : les alliages à base de Ni-Ti, les bases cuivre, et les bases fer. Ils sont commercialisés sous la forme de fils, de barres, de plaques, de tubes et de rubans, de différentes sections et diamètres. Ils sont aussi disponibles en produits poreux et en films minces.
Leurs performances étant étroitement associées à leur état microstructural, une connaissance de base des conditions d’élaboration, et de transformation, des produits utilisés est souhaitable. Pour une bonne utilisation, une définition précise du cahier des charges de l’application envisagée est absolument indispensable (nombre de cycles, niveau de contrainte ou de déformation imposée, température, etc.). Leurs principales applications se situent dans le biomédical, l’aéronautique et le spatial.
Cet article commence par décrire les mécanismes microstructuraux à l’origine des différentes propriétés observées dans les AMF, ainsi que les limitations entrainées par les phénomènes de fatigue et de vieillissement (§ 1 ). Il indique les principales caractéristiques des alliages utilisés dans les applications industrielles (§ 2
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
MOTS-CLÉS
biomédical | aérospatial | actionneur | matériaux intelligents
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de oct. 1986 par Gérard GUÉNIN
- Version archivée 2 de janv. 1996 par Gérard GUÉNIN
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Alliages à mémoire de forme - Technologie et applications industrielles
Sources bibliographiques
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
Quiz et tests de validation présents dans cet article
Entraînez-vous autant que vous le voulez avec les quiz d'entraînement.
Article inclus dans l'offre
"Étude et propriétés des métaux"
(
258 articles
)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.