Le présent article fait suite à ceux consacrés aux joints de grains
[M 4 011]
,
[M 4 012]
et
[M 4 013]
, auxquels le lecteur peut se référer pour comprendre certaines
dénominations de ces défauts de la structure cristalline – ou interfaces
homophases – et quelles sont leurs propriétés autres que la diffusion,
mais souvent gouvernées par celle-ci.
Pour une approche des bases théoriques de la diffusion et, en
particulier, de la diffusion aux joints de grains, l’auteure conseille
de se reporter à
[M 55]
, qui décrit de manière exhaustive ces phénomènes.
L’objectif ici n’est pas de reprendre en détail les modèles et
les lois mathématiques de la diffusion intergranulaire, mais de s’attacher
aux mécanismes élémentaires à l’échelle atomique, et à décrire la
spécificité des chemins de diffusion selon la structure du joint de
grains. Celle-ci est décrite : soit au niveau mécanique, en termes
de dislocations intrinsèques ; soit à l’échelle atomique, en termes
d’unités structurales. Le comportement diffusionnel d’un ensemble
de joints de grains – cas pratique des polycristaux – est abordé,
en particulier par la théorie de la percolation. Enfin, même si la
diffusion contrôle la plupart des propriétés des matériaux (changement
de phases, oxydation, corrosion), nous avons fait le choix ici de
nous attacher particulièrement au rôle prépondérant de la diffusion
aux joints de grains dans les mécanismes de fluage superplastique.
...