Depuis l’Antiquité, l’homme a cherché à colorer les métaux, pour différentes raisons liées, par exemple, à :
la protection ;
l’esthétique ;
la valeur monétaire ;
la différenciation.
Dans un ouvrage intitulé
[1]
Secrets d’ateliers perdus et retrouvés, Bourdais cite – avec une certaine poésie – le
bronzage florentin
, le
noircissement au feu du fer
, le
bleuissage à l’hyposulfite de sodium et à l’acétate de plomb
, le
bronzage des canons de fusils
réalisé à l’aide de
beurre d’antimoine
. En trempant l’objet, pendant un temps plus ou moins long, on obtenait des surfaces jaunes, pourpres, violettes, noires.
Le respect de l’Environnement, l’aspect écologique, la sécurité étaient alors inconnus. On frémit à la lecture des modes opératoires citant l’utilisation, par de jeunes apprentis, de sels de plomb, de mercure, de cadmium... dans des ateliers non ventilés...
La coloration des aciers inoxydables est une opération controversée, faisant l’objet d’observations réciproques de la part des producteurs de tôles.
La coloration des aciers inoxydables est‐elle une nécessité ? Un atout commercial et technique ?
Déjà, en 1976, la société INCO, dans un article paru dans Electroplating and metal finishing
[3]
écrivait «
We must have colored stainless steels because the world has got to be waiting for it
».
Les motifs les plus souvent évoqués sont :
la décoration : architecture, industries du bâtiment, de l’automobile ;
la sécurité : ordonnancement, classement ;
la signalisation ;
le camouflage.
Les propriétés recherchées sont les suivantes :
homogénéité de la coloration ;
tenue à la corrosion ;
aptitude à la mise en forme ;
tenue au frottement ;
stabilité en température ;
absence de traces de doigts...