La tenue des outillages, qui peut se chiffrer par la durée de
vie ou la fréquence entre réaffûtages, ou le ratio consommation d’aciers
à outils sur quantité de produits mis en œuvre, est conditionnée par
un certain nombre de facteurs parmi lesquels on peut citer :
le dessin et la conception de la pièce ;
la nature et la qualité du matériau choisi ;
les qualités de l’usinage et de la finition (rectification
par exemple) ;
le traitement thermique et le traitement superficiel ;
les conditions d’utilisation en service.
Tous ces facteurs influent sur l’état des contraintes liées d’une
part à la mise en œuvre, d’autre part à la fonction. Leur maîtrise
doit permettre une optimisation des outillages en vue d’une amélioration
de la compétitivité des produits mis en œuvre par une réduction des
coûts de production et une amélioration de la fiabilité des procédés
de fabrication.
Le choix du matériau constituant l’outillage est un problème souvent
complexe où se conjuguent des facteurs d’ordre technique (au niveau
de la mise en œuvre et de la tenue en service) et d’ordre économique
(coût matière, coût de mise en œuvre et disponibilité sur le marché).
Dans ce domaine, l’expérience pratique est primordiale ; cependant,
il est de plus en plus nécessaire que ce mode de jugement soit complété
par une analyse aussi précise que possible des propriétés d’emploi
requises pour le matériau, cette analyse devant être complétée par
une approche des sollicitations thermomécaniques des outillages, soit
à l’aide de méthodes analytiques, soit avec l’utilisation des codes
existants pour modéliser les écoulements des produits mis en forme.
La méthode de choix proposée s’efforce de conduire à une solution
correspondant au coût unitaire minimal, ce coût étant défini comme
le coût total de l’outil (fabrication, entretien) divisé par le nombre
effectif de pièces qu’il permet de produire (durée de vie).
Le choix de l’acier à outil et de son traitement thermique influe
beaucoup plus fortement sur la durée de vie de l’outil que sur son
coût total et doit être surtout conditionné par les qualités requises
en service plutôt que par celles assurant un coût de fabrication réduit.
Il est certain que des économies réalisées au niveau de l’acier et
de son traitement thermique sont possibles, mais souvent lourdes de
conséquences au niveau des propriétés d’emploi.
Le tableau
donne la chronologie et le but des
opérations effectuées sur les outils depuis leur conception jusqu’à
leur mise...