Les techniques électroanalytiques font intervenir essentiellement
trois grandeurs (ou une fonction qui en dérive, par exemple l’impédance
électrochi-mique) qui sont le courant
i
, le potentiel
E
et le temps
t
. Etymologiquement, la
chronopotentiométrie
est une mesure du potentiel
E
en fonction du temps
t
. Cependant, d’après les recommandations de l’IUPAC (International
union of pure and applied chemistry), elle se limite aux techniques
pour lesquelles :
d’une part, le signal d’excitation
i
est constant
ou variable avec le temps
t
(tout au moins lors d’une première
impulsion dans le cas de trains d’impulsions) et non nul (ce qui implique
au moins une réaction électrochimique) ;
et d’autre part, le transfert de matière est assuré par
la seule diffusion.
Ceci exclut les techniques de potentiométrie et de titrages potentiométriques
à courant nul, et à courant constant en cas de régime de diffusion
forcée (agitation de la solution).
Dans le cas considéré, c’est-à-dire dans celui de l’existence
d’une réaction électrochimique en régime de diffusion pure, la modification
transitoire des espèces électro-actives qui en résulte entraîne une
variation temporelle de la réponse à toute excitation électrique appliquée
à l’électrode indicatrice.
Il est possible – comme l’a montré précédemment Reinmuth [4] –
de visualiser en trois dimensions cet aspect....