Présentation
RÉSUMÉ
La mise en solution des matériaux avant analyse, à savoir leur transformation en des sels solubles, est une étape essentielle de leur caractérisation. La nature des échantillons, l'environnement dans lequel ils sont traités et les instruments de mesure de plus en plus sensibles sont devenus des facteurs limitants aux mesures. L'objectif de cet article est de donner une vue d'ensemble de ces facteurs, de décrire les processus de mise en solution par voies humide et sèche, et enfin, d'aborder de nouvelles méthodes plus appropriées à l'attaque d'échantillons particuliers, comme les matériaux réfractaires, ou à la mise en solution d'éléments ultratraces.
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Catherine ZIMMERMANN : Ingénieure d’études Centre de recherches pétrographiques et géochimiques, CNRS Vandœuvre les Nancy, France
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Laurie REISBERG : Directrice de recherche Centre de recherches pétrographiques et géochimiques, CNRS Vandœuvre les Nancy, France
INTRODUCTION
La pratique de l’analyse multi-élémentaire est devenue essentielle et courante dans de nombreux domaines. En géosciences, dans l’industrie chimique, pétrolière ou automobile, la composition élémentaire des matériaux élaborés peut modifier leurs propriétés physico-chimiques. Ainsi, préparer les échantillons en vue de leur analyse requiert la prise en compte de plusieurs facteurs. En premier lieu, il s’agit de lister les éléments d’intérêt avec leurs abondances attendues, car dans certains domaines, comme par exemple pour les produits dérivés du pétrole, les éléments majeurs, mineurs et traces, voire les ultratraces peuvent présenter un intérêt en géosciences. D’autres facteurs tels que les masses d’échantillons disponibles (du milligramme à la centaine de gramme) et les types de matrices à dissoudre, telles que les matrices organiques (graisses, huiles...), silicatées ou même biologiques (tissus, fluides biologiques...) vont impacter le choix des techniques de préparation.
La maîtrise de ces techniques de traitement des échantillons est acquise depuis les années quatre-vingt, mais les développements récents des instruments d’analyse ont conduit à réfléchir sur d’autres techniques de mise en solution : les analyseurs tels que les spectromètres de masse (ICPMS, TIMS) ou les spectromètres d’adsorption (SAA) ou d’émission (ICP OES) étant de plus en plus sensibles, ces méthodes doivent à la fois être plus « propres » et extraire des quantités de plus en plus infinitésimales de matière.
La mise en solution permet la minéralisation d'échantillons destinés à l'analyse, libérant ainsi les molécules inorganiques des molécules organiques. Elle peut se faire par voie humide (avec réactifs et solvants) ou par voie sèche (calcination).
Seule la mise en solution des échantillons solides est abordée dans cet article.
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MOTS-CLÉS
Dissolution | Minéralisation | Four HPA | Four à microondes
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de avr. 1993 par Michel VERNET, Kuppusami GOVINDARAJU
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
Mise en solution des matériaux avant analyse
Sources bibliographiques
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