Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) était informée par les autorités chinoises d’un épisode de cas groupés de pneumopathies dont tous les cas initialement confirmés avaient un lien avec un marché d’animaux vivants dans la ville de Wuhan (région du Hubei). Le 9 janvier 2020, un nouveau virus émergent était identifié par l’OMS comme étant responsable de ces cas groupés de pneumopathies en Chine. Ce coronavirus, temporairement désigné par l’OMS « virus 2019-nCoV » (
novel coronavirus
), a été officiellement nommé, le 11 février 2020,
SARS-CoV-2
(syndrome aigu respiratoire sévère – coronavirus 2), agent responsable de la maladie Covid-19 (
Coronavirus disease
). Le 30 janvier 2020, au regard de l’ampleur de l’épidémie, l’OMS déclarait que cette épidémie constituait une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI). Le 28 février 2020, la France est passée au stade 2 (foyers isolés) de l’épidémie à SARS-CoV-2 et le 14 mars 2020, au stade 3 de circulation active du virus.
Du 17 mars au 14 mai 2020, le confinement de la population générale était décidé avec une limitation forte des déplacements autorisés. La crise sanitaire a été ensuite marquée par des rebonds ou vagues épidémiques de circulation active du virus dans la population et l’instauration par le gouvernement de mesures de restriction de déplacements et de fermeture d’établissements recevant du public.
Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a été saisi dès le 10 mars 2020 par la Direction générale de la santé (DGS) au sujet de la gestion des
déchets d’activités de soins (DAS)
produits au cours de l’épidémie de Covid-19. Cette saisine portait sur des questionnements des professionnels de la collecte des déchets sur les modalités de gestion de ces déchets pour les établissements de santé et médico-sociaux, les professionnels libéraux de santé et les patients en isolement à domicile.
Dans une période d’incertitudes sur la persistance et le risque infectieux de ce virus émergent dans les déchets, le HCSP a tenté de répondre à de nombreuses questions émanant des autorités sanitaires. La complexité du sujet tenait à la diversité des producteurs des déchets d’activités de soins, en établissements ou en mode diffus, et à la grande variété de déchets potentiellement contaminés par ce nouveau virus, tout en prenant en compte le respect de la réglementation. Cet article fait la synthèse de toutes les recommandations publiées par le Haut Conseil de la santé publique, de mars 2020 à mai 2021.