Turbines à gaz aéronautiques et terrestres

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B4410 V1 Article de référence

Turbines à gaz aéronautiques et terrestres

Auteur(s) : Max GIRAUD, Joël SILET

Date de publication : 10 octobre 1992

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Présentation

AUTEUR(S)

  • Max GIRAUD : Ingénieur de l’École Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace - Ancien Chef du Département Études et Recherches aérothermodynamiques de la Société Turboméca

  • Joël SILET : Ingénieur de l’École Nationale Supérieure d’Ingénieurs en Constructions Aéronautiques - Chef du Service Avant-Projet et Performances de la Société Turboméca

 INTRODUCTION

Les turbines à gaz font partie de la catégorie des TURBOMACHINES définies par Rateau comme étant des appareils dans lesquels a lieu un échange d’énergie entre un rotor tournant autour d’un axe à vitesse constante et un fluide en écoulement permanent.

Selon le type de fluide utilisé , dit fluide actif ou fluide moteur, on a affaire à une turbine hydraulique , une turbine à vapeur ou une turbine à gaz . Dans ce dernier cas, le fluide moteur le plus fréquemment utilisé provient des gaz de combustion d’un combustible solide, liquide ou gazeux.

Selon le type d’énergie délivrée , les turbines à gaz se répartissent en deux classes : d’une part, les turbomoteurs fournissant de l’énergie mécanique disponible sur un arbre et, d’autre part, les turboréacteurs fournissant de l’énergie cinétique utilisable pour la propulsion.

Dans cet article , on se limitera aux machines de faibles et moyennes puissances unitaires (de l’ordre de 200 à 20 000 kW) , puissances qui constituent le domaine privilégié de la turbine à gaz. On n’étudiera donc pas les cycles combinés entre turbine à gaz et cycles à vapeur réservés aux grandes installations de production d’énergie électrique. Il en sera de même pour les machines mixtes essayant de combiner moteurs à piston et turbines à gaz (générateurs Pescara, dits à pistons libres, procédé Hyperbar concernant la haute suralimentation des moteurs diesel, etc.) et pour le turbocompresseur de suralimentation des moteurs alternatifs. Pour tous ces sujets, on se reportera utilement aux articles spécialisés dans ce traité. On abordera toutefois l’étude des turbines à cycle fermé, mais sans s’étendre sur les applications qui relèvent principalement des domaines très spéciaux de l’énergie nucléaire et de l’industrie de l’espace.

C’est dans l’ aéronautique que la turbine à gaz s’est imposée en priorité. Les turboréacteurs sont utilisés de façon quasi universelle pour la propulsion des appareils à voilure fixe : avions et missiles. Seule l’aviation générale (tourisme, affaires) utilise encore les moteurs alternatifs mais leur domaine est sans cesse grignoté par la turbine à gaz. Pour les voilures tournantes, de façon similaire, les turbomoteurs équipent aussi la quasi-totalité...

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-b4410

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