Une évolution particulièrement importante des techniques de production a pris place vers la fin des années 60, caractérisée par l’avènement de l’
automatisation flexible
1.2.1
.
Elle est le fruit de la
conjonction entre
:
une évolution des besoins : marché de plus en plus diversifié, éclatement des variantes, petits lots... ;
une évolution de l’offre : la machine-outil à commande numérique (MOCN) arrive dans son ère industrielle, les robots industriels apparaissent (le premier aux États-Unis en 1968), ainsi que les minicalculateurs industriels et les automates programmables (1969) ; les microcalculateurs sont arrivés plus tard (1978).
Dès son apparition, l’automatisation flexible de la production a été étroitement liée à l’usinage. Aujourd’hui encore, ce domaine reste prépondérant parmi les différentes réalisations en place.
En effet, d’une part
l’usinage
est de loin le procédé le plus employé en mécanique ; il est réalisé sur des machines-outils spécifiques vis-à-vis d’opérations, mais universelles, c’est-à-dire non liées à une pièce particulière : tours, fraiseuses, perceuses...
D’autre part
l’automatisation
de l’usinage est un souci de toujours. Elle met en jeu la fonction usinage proprement dite, ainsi que des fonctions annexes tout aussi importantes : transfert, stockage, chargement, positionnement, bridage, contrôle...
Avec l’automatisation flexible apparaît également la notion de
système :
des éléments de provenances diverses sont associés entre eux pour constituer un atelier flexible, d’où des difficultés :