Pourquoi l’hydraulique ?
Dans les machines et les installations industrielles, pour transporter l’énergie jusqu’à son point d’utilisation, on emploie :
Dans un certain nombre de cas, et très souvent lorsqu’il s’agit d’asservissements de puissance, l’hydraulique apporte la meilleure solution. C’est la démonstration de cette affirmation qui constitue le sujet du présent article.
Ces dernières années, dans l’industrie (machine-outil, robotique, etc.), l’hydraulique a reculé au profit de l’électricité. On peut trouver à ce recul de multiples raisons :
effet d’
entraînement
des progrès foudroyants de l’
électronique
(pourquoi ne pas confier
aussi
à l’électricité les fonctions de puissances ?) ;
progrès
spectaculaire des
moteurs électriques
: aimants aux terres rares (samarium-cobalt) et moteurs à commutation électronique (
brushless motor
) ;
manque
dramatique de
compétences hydrauliques
, surtout en France (notre système d’enseignement n’est-il pas responsable ?) ;
mauvaise réputation
de l’hydraulique, fille des préjugés et de l’incompétence (l’hydraulique ça fuit, c’est sale, ça gaspille de l’énergie, c’est capricieux et inaccessible au calcul !) ;
effet de mode
(l’hydraulique, c’est périmé !).
S’il existe effectivement actuellement de bonnes raisons pour une rectification de frontière entre les domaines de l’hydraulique et de l’électricité, l’hydraulique n’en reste pas moins
irremplaçable
dans un grand nombre de secteurs : du freinage automobile à la stabilisation des plates-formes
off shore
, en passant par l’univers des engins agricoles et de travaux publics, ou le pilotage des avions modernes....