Les isolants électriques étaient, à l’origine, des produits naturels non imprégnés qui, en contact direct avec l’air, s’oxydaient rapidement. Il n’était guère possible, ni évident, d’utiliser des liquides, bien qu’en 1854 on eût plongé des enroulements dans l’essence de térébenthine
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augmentant leur tenue diélectrique, leur durée de fonctionnement et montrant que l’on peut soustraire l’isolation solide à l’oxydation directe.
Les premières bobines d’induction, les transformateurs primitifs, les transformateurs industriels, réalisés dès 1884, étaient du type sec. Il fallut attendre 1891 pour que l’huile de pétrole soit utilisée à titre expérimental dans l’isolation de transformateurs triphasés ; mais, la fin du XIX
e
siècle verra encore des appareils dans l’air de 1 000 kVA sous 30 kV, tous ventilés à partir de 50 kVA. Devant la multiplication des réseaux de distribution d’énergie électrique et l’accroissement des puissances installées, les transformateurs dans l’air deviennent énormes. Pour réduire leur volume, l’emploi de l’huile minérale se généralise dès 1905. En 1917, on réalise le premier câble à conducteur creux et huile fluide
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et en 1918, des condensateurs imprégnés à l’huile minérale
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. En France, on note l’apparition, en 1921, de la première ligne de distribution d’énergie électrique à 70 kV, en 1932, du réseau à 220 kV et, en 1960, de l’échelon actuel à 400 kV
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. Si des tensions supérieures existent à l’étranger (550 et 700 kV) ou sont en projet (1 500 kV), les tensions n’ont pas changé en France ; en revanche, les puissances unitaires ont doublé tous les six ans
[5]
.
Cet accroissement de puissance, alors que les tensions n’ont pas varié, montre que le rôle primordial de l’
huile isolante
est plus d’
évacuer les pertes d’énergie
que d’assurer son
rôle diélectrique
. Valable pour les transformateurs et les réactances, cette situation ne l’est pas pour les condensateurs ou les câbles à huile. Pour ces matériels, le rôle diélectrique prédomine. La nécessité d’employer des liquides de sécurité révéla, à la fin des années 1920, avec l’apparition des askarels, liquides de synthèse, la possibilité de créer des molécules...