RÉSUMÉ
Le 11 mars 2011, un séisme et un tsunami dévastent le site de de Fukushima Daiichi et sont à l’origine d’un accident nucléaire majeur avec la fusion du cœur de trois réacteurs. Cet article décrit le déroulement de l’accident, mettant notamment en lumière comment les conditions extrêmes ont perturbé sa gestion et comment les installations endommagées ont été peu à peu reprises en main. Les conséquences radiologiques de l’accident sur l’environnement sont ensuite présentées : la constitution des dépôts radioactifs, la contamination des denrées alimentaires terrestres et l’atteinte du milieu marin. Enfin, l’article présente des estimations des doses susceptibles d’avoir été reçues par les populations les plus touchées non évacuées.
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AUTEUR(S)
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Emmanuel WATTELLE
: Adjoint à la directrice des démarches de sûreté du Pôle Sûreté Nucléaire - Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), Fontenay-aux-Roses, France
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Philippe RENAUD
: Chargé de mission auprès du directeur de l’environnement - Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), Fontenay-aux-Roses, France
INTRODUCTION
Le 11 mars 2011, un violent séisme survient à 80 km à l’est de l’île de Honshu au Japon. Ce séisme de magnitude 9 (généralement dénommé « Great East Japan Earthquake » dans la littérature internationale) est suivi d’un tsunami qui s’abat plus particulièrement sur les côtes du nord-est du Japon. Ces phénomènes affectent gravement le territoire japonais dans la région de Tohoku ; ils entraînent des conséquences majeures pour les populations (plus de 15 000 personnes tuées et des milliers de blessés) et des dommages considérables pour les infrastructures.
Parmi ces dommages considérables, l’un d’eux va marquer profondément la sûreté nucléaire : l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le séisme et le tsunami dévastent en effet le site de la centrale et sont à l’origine de la fusion du cœur de trois réacteurs nucléaires ainsi que de pertes prolongées de refroidissement de piscines d’entreposage de combustibles. Des explosions surviennent également dans des bâtiments de réacteurs. De très importants rejets radioactifs dans l’environnement ont lieu. L’accident est classé au plus haut niveau de l’échelle INES (International Nuclear Event Scale), le niveau 7, qui correspond à un « accident majeur ». Il conduit à de profondes réinterrogations sur la sûreté nucléaire dans le monde avec, parfois, la mise en œuvre d’approches nouvelles, comme le « noyau dur » en France (voir
[BN 3 825]
).
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MOTS-CLÉS
accident nucléaire
| rejets radioactifs
| fusion du coeur
| dose radiologique
Lecture en cours
L'accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi