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Gérard COTE : Ingénieur de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris (ESPCI) - Docteur d’État ès sciences physiques - Directeur de recherche au CNRS - Professeur à l’ENSCP (École nationale supérieure de chimie de Paris)
INTRODUCTION
Dans l’article précédent auquel le lecteur est invité à se reporter, ont été exposés :
le principe de la méthode ;
un certain nombre de définitions qui s’y rattachent ;
une classification des systèmes d’extraction ;
les principales contraintes imposées par l’exploitation industrielle de cette technique.
Le présent document est centré sur la description des phénomènes physico-chimiques qu’il convient de connaître et de maîtriser pour réaliser des séparations optimales par extraction liquide-liquide. En effet, bien que l'extraction liquide-liquide puisse apparaître de prime abord comme une technique relativement simple, les séparations qu'elle permet de réaliser, notamment à l'échelle industrielle, sont en réalité le résultat de la conjonction d'un grand nombre de phénomènes physico-chimiques. Le but de cette partie n'est pas de faire une description détaillée de l'ensemble de ces phénomènes, mais de sensibiliser le lecteur à leur existence et de montrer comment il est possible d'en tirer profit pour optimiser un procédé industriel.
Le concepteur de procédés dispose aujourd'hui d'un choix étendu d'extractants . Le plus souvent, son rôle consistera à exploiter les propriétés de ces composés de la façon la plus judicieuse, sans se préoccuper de l’origine physico-chimique de ces dernières. Malgré cela, il n’est pas inutile de rappeler comment un réactif d’extraction est conçu. De manière générale, pour réaliser une séparation dans des conditions optimales, il faut, dans un premier temps, sélectionner un groupement chimique fonctionnel qui satisfasse les conditions de sélectivité recherchée, c’est-à-dire qui présente des interactions fortes avec certains constituants du mélange à séparer, et faibles avec d’autres. Dans un second temps, il faut adjoindre un squelette hydrocarboné au groupement fonctionnel précédent pour que l’ensemble devienne une molécule d'extractant.
Pour ce qui est de la sélection d'un
groupement fonctionnel
répondant aux critères de sélectivité requis, diverses approches sont possibles. Au cours des premières années du développement de l’extraction liquide-liquide, les extractants ont souvent été développés à partir de réactifs spécifiques bien connus en analyse. Par exemple, la partie active de la molécule de KELEX® 100 n'est autre que la 8-hydroxyquinoléine. Le réactif LIX® 54-100 s'inspire de l’acétylacétone. Plus récemment, la recherche de groupements fonctionnels spécifiques a trouvé une assistance efficace dans l’utilisation des techniques de modélisation moléculaire
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RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE
Extraction liquide-liquide - Bases physico-chimiques des procédés
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