La norme spécifie un support physique sur lequel les liaisons électriques sont disposées en respectant autant que possible les groupements fonctionnels. Les groupes de fils viennent alimenter rationnellement une série de connecteurs normalisés disposés parallèlement les uns aux autres, sur une plaque électronique principale, appelée suivant les cas « fond de panier » ou « carte mère ». Quelques règles supplémentaires sont introduites pour prendre en compte les contraintes électriques ou mécaniques (nombre de charges supportées, capacités, longueur des lignes, fréquence de fonctionnement, etc.).
Carte mère et fond de panier
Toute carte électronique respectant un certain format physique (facteur de forme), électrique, de connectique et le protocole fonctionnel décrit par la norme peut être insérée dans l’un des connecteurs de la carte mère.
Avec l’arrivée des microprocesseurs, plusieurs bus ont vu le jour, plus ou moins proches d’une famille de processeurs (tableau
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). Parmi les plus utilisés dans l’industrie, on peut citer Multibus et VMEbus (versa module eurocard bus).
Le bus VME a suivi l’évolution de la famille Motorola 680x0, tandis que Multibus I et Multibus II restaient très proches de l’architecture Intel 80x86. À leur époque, ces bus industriels étaient performants, mais relativement onéreux.
Avec l’augmentation de la vitesse de traitement des processeurs, la liaison processeur mémoire est devenue un « goulet d’étranglement », faisant apparaître le problème du débit d’information sur le bus. À défaut, dans un premier temps, de pouvoir installer physiquement sur la même carte le processeur et la mémoire, des bus spécialisés complémentaires plus rapides sont apparus pour établir un lien fonctionnel direct entre CPU et mémoire, augmentant notablement le débit d’information entre ces deux blocs, tout en diminuant le flot véhiculé par le bus principal.
L’évolution technologique permet aujourd’hui de placer les mémoires et donc le bus direct (ou bus local) sur la même carte que le processeur. Les progrès des technologies d’intégration et la baisse spectaculaire du coût des circuits intégrés ont provoqué la naissance d’ordinateurs similaires aux mini-ordinateurs des années 1970, mais utilisables sans logistique importante. L’approche logicielle très simplifiée a permis l’utilisation de ces ordinateurs par du personnel non spécialisé. L’ordinateur est devenu individuel, de faible coût et utilisable par tous.
L’apparition de ces ordinateurs individuels « grand public » (PC, « personal computer ») a nécessité la conception d’un bus bon marché...