« Alors que la transition énergétique est en marche (…) nous sommes intimement persuadés que l’hydrogène va prendre de plus en plus de place. A terme, ce sera très certainement une énergie de substitution aux énergies fossiles (…). Nous avons décidé d’être en avance », a déclaré le président du conseil général, l’ancien sénateur UMP Jean-François Le Grand.
L’hydrogène produit une énergie qui alimente le moteur en électricité, sans produire ni particules ni gaz à effet de serre, a précisé le directeur général « nouveaux marchés » d’Air liquide, Xavier Pontone.
Selon lui, jusqu’alors seuls quatre véhicules fonctionnaient à l’hydrogène en France avec des stations situées dans le Territoire de Belfort, à Sassenage près de Grenoble et à Loges-en-Josas en région parisienne. Un parc de 25 véhicules est en projet entre Lyon et Grenoble.
Quant au coût du km, « l’hydrogène est un peu plus cher » qu’un véhicule classique, soit 50 euros les 600 km selon Air Liquide.
Le conseil général de la Manche compte porter sa flotte à 10 véhicules d’ici fin juin, et à 40 à terme.
A l’horizon 2016 une station doit ouvrir à Cherbourg afin d’alimenter 5 bus à hydrogène. D’autres projets sont en cours dans le cadre de partenariats avec La Poste, des laiteries pour la collecte de lait ou DCNS pour un bateau de pêche à hydrogène.
En attendant, « c’est génial » de conduire ces véhicules, assure Ralph Lucas, responsable du parc routier départemental qui conduit une voiture à hydrogène depuis plus d’une semaine. « C’est comme une voiture avec une boîte automatique sauf que ça fait pas de bruit. Ca permet une conduite linéaire », explique M. Lucas.
Et pour faire le plein c’est aussi simple qu’avec une voiture classique, assure-t-il démonstration à l’appui, alors que pour un véhicule tout électrique il faut plusieurs heures pour recharger la pile, ajoute M. Pontone.
Les véhicules de la Manche ont près de 200 km d’autonomie. « Vous pouvez aller à Caen avec (à 60 km de Saint-Lô) à condition de rester à 90 km/h sur l’autoroute. Il faut garder une vitesse régulière sinon la pile se décharge trop vite », a précisé M. Lucas.
La station a coûté 400.000 euros et chaque véhicule 30.000 euros au conseil général qui négocie actuellement le montant de ses aides avec Bruxelles.
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