Revêtements de façades en pierres minces attachées

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Revêtements de façades en pierres minces attachées

Auteur(s) : Ludivine MOUATT

Relu et validé le 20 mai 2021 | Read in english

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RÉSUMÉ

Cet article expose la nature des matériaux, des supports et des systèmes d’attaches pour la mise en œuvre de revêtements muraux attachés en pierre mince destinés à constituer la face vue de parois verticales de bâtiments (en intérieur ou extérieur), à l’exclusion des revêtements scellés en plein, des revêtements utilisés à des fins de coffrage et de marbrerie décorative.

La pose de revêtements muraux en pierre naturelle est régie par un ensemble de normes permettant de règlementer la pose et la qualité des matériaux.

Sont évoquées les techniques de pose sous avis technique permettant la pose de revêtements sur parois inclinées ou en zone sismique.

Il est également question des pathologies et désordres associés à ce type de pose.

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AUTEUR(S)

  • Ludivine MOUATT : Chef de Projets Maçonneries Bois Monuments Historiques Ginger CEBTP

 INTRODUCTION

La pierre a toujours été, pour l’homme, synonyme de solidité, de pérennité, voire de luxe et de richesse. Le coût élevé de ce matériau, principalement dû aux difficultés d’extraction, de transport et de découpe, a progressivement conduit à une diminution de son emploi sous forme de pierre massive (pierre de taille), au profit de produits plus minces (généralement de 5 à 50 mm) commercialisés sous forme de plaques dont la surface est généralement inférieure au mètre carré.

Dans ces épaisseurs (inférieures à 8 cm), elles ne peuvent pas être autoporteuses ; elles ont donc besoin d’être fixées sur un support stable. Pour cela, il a donc fallu mettre au point des systèmes particuliers d’accrochage, adaptés aux supports, c’est-à-dire les matériaux économiques qui sont les plus couramment utilisés dans la construction contemporaine, à savoir la brique, le parpaing ou le béton.

L’amélioration de la durabilité et l’esthétique apportée par l’utilisation de ce matériau naturel sont également appréciés tout en remarquant qu’il permet, en outre, d’apporter une solution économique au problème d’isolation thermique par l’extérieur.

Avec cette technique, l’emploi de la pierre en épiderme des édifices n’est pas particulier à une région ; c’est un procédé très ancien qui s’est ensuite perfectionné et généralisé dans l’ensemble des pays industrialisés.

La pierre naturelle est un matériau écologique par nature. Sa transformation exige peu d’énergie et elle entraîne peu d’impacts sur l’environnement. La localisation des carrières permet de limiter au maximum les distances de transport et donc l’empreinte écologique. La pierre naturelle est réutilisable quasiment à l’infini.

Elle présente, par ailleurs, des qualités écologiques scientifiquement mises en évidence :

  • elle ne provoque pas d’émanations toxiques dans l’air et garantit un air sain. La pierre utilisée en intérieur peut faire valoir l’étiquetage A+ pour la qualité de l’air intérieur ;

  • elle présente une inertie thermique qui permet une régulation thermique naturelle de plus en plus appréciée par les architectes et les concepteurs.

Des règles, concernant la mise en œuvre de ces revêtements de façades en pierres minces attachées, ont alors été édictées au début des années 1970, puis progressivement améliorées ou complétées jusqu’à ce jour. Sur le plan réglementaire, le DTU 55-2 « Revêtements muraux attachés en pierre mince » fait référence depuis décembre 1979, la norme NF P 65-202, y apportant cependant quelques améliorations.

Pour bien comprendre toutes ces techniques de pose relativement nouvelles ainsi que les...

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MOTS-CLÉS

façade   |   pathologie   |   revêtements muraux   |   techniques de pose

VERSIONS

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v2-c2120

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