Lois de comportement en calcul de structures - Identification et utilisation

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Lois de comportement en calcul de structures - Identification et utilisation

Auteur(s) : Benjamin RICHARD, Cédric GIRY

Date de publication : 10 février 2019 | Read in english

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RÉSUMÉ

De nos jours, on assiste à une évolution des pratiques permettant de réaliser, non seulement le dimensionnement d’ouvrages de génie civil, mais aussi de les évaluer.

C’est dans ce dernier cas que la communauté d’ingénierie tend à utiliser des lois de comportement non linéaires. En effet, de tels outils permettent, en outre, d’estimer les marges de sécurité.

Toutefois, cette pratique est parfois freinée pour différentes raisons : manque de temps, indisponibilité des outils ou encore manque de données d’entrée.

Cet article a pour objectif de sensibiliser le lecteur à l’utilisation de lois de comportement non linéaires classiques, ainsi qu’aux méthodes d’identification et de calibration associées.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

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AUTEUR(S)

  • Benjamin RICHARD : Chef du Laboratoire de Modélisation et d’Analyse de la Performance des Structures - Service d’Expertise des Équipements et des Structures – Pôle Sûreté Nucléaire - IRSN (Fontenay-aux-Roses, France)

  • Cédric GIRY : Maître de Conférences. Agrégé de Génie Civil - LMT, ENS, CNRS, Université Paris-Saclay France

 INTRODUCTION

L’utilisation d’outils de calcul est devenue tout à fait courante dans le domaine du génie civil dès lors qu’il s’agit de dimensionner un ouvrage neuf, quelle que soit la fonction pour laquelle ce dernier a été prévu. Cela peut s’expliquer par le fait que de nombreuses contraintes de natures différentes ont été imposées à l’ingénieur.

À titre d’exemples, on peut citer :

  • des contraintes d’ordre écologique visant à rendre les ouvrages neufs plus efficaces du point de vue énergétique ;

  • ou encore des contraintes de robustesse en cas de chargement accidentel, comme les tremblements de terre.

Ces différentes contraintes ont conduit à modifier les pratiques d’ingénierie classiques, comme par exemple en utilisant des matériaux nouveaux plus isolants ou encore en introduisant un système structural redondant. La complexité induite par ces contraintes a contribué à augmenter l’utilisation d’outils de calcul de structure conventionnels dans le milieu des bureaux d’études.

Toutefois, dès qu’il s’agit de conception ou encore de dimensionnement, ces outils reposent sur l’hypothèse de linéarité du comportement des différents matériaux constitutifs de l’ouvrage. En revanche, si l’on s’intéresse au cas des ouvrages existants, le problème posé consiste généralement à évaluer leur niveau de conformité au regard des exigences imposées par les Pouvoirs Publics.

En cas de non-conformité, et selon la fonction de l’ouvrage, ce dernier se doit d’être remis aux normes. Cela est particulièrement vrai dès qu’il s’agit de la tenue structurale d’un ouvrage au séisme. Il convient donc d’évaluer les marges de sécurité par rapport à un ou plusieurs états limites : on parle d’« évaluation structurale ».

Pour cela, il est nécessaire d’étudier le comportement des ouvrages dans un domaine de fonctionnement où l’hypothèse de linéarité des matériaux n’est plus vérifiée. L’ingénieur doit alors utiliser des méthodes de calcul dites « non linéaires ». Cela entraîne un certain nombre de problématiques auxquelles il est essentiel d’être sensibilisé.

Tout d’abord, la littérature technique et scientifique peut aisément témoigner du nombre très important de travaux réalisés dans le but de représenter le plus fidèlement possible le comportement à rupture des matériaux de génie civil. De nos jours, il est admis que les lois décrivant le comportement de l’acier sont relativement fiables et robustes. En revanche, une telle maturité n’a pas encore été atteinte lorsque le comportement du béton sous chargement complexe doit être décrit.

Comment choisir des lois de comportement fiables dont on maîtrise...

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MOTS-CLÉS

identification   |   génie civil   |   construction   |   sécurité des installations   |   comportement non-linéaire   |   calcul des structures

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-c6005

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