Vérification et validation de modèles non linéaires en génie civil

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Vérification et validation de modèles non linéaires en génie civil

Auteur(s) : Thomas HEITZ

Date de publication : 10 novembre 2022 | Read in english

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RÉSUMÉ

Les développements  actuels dans le domaine des simulations numériques  en génie civil tendent vers deux directions complémentaires : la complexification des modèles dans les études déterministes  d’une part, ou leur simplification à des fins d’études probabilistes d’autre part. Dans tous les cas, l’ingénieur doit pouvoir garantir la validité et la qualité des résultats produits. C’est le rôle de la procédure de vérification et de validation (V&V).

L’objectif de cet article est de synthétiser et d’analyser les bonnes pratiques  et les recommandations dans la littérature en matière de V&V et de proposer, à travers quelques exemples simples, des pistes de réflexion pour leur déclinaison applicative.

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AUTEUR(S)

  • Thomas HEITZ : Ingénieur-chercheur - Laboratoire de modélisation et d’analyse de la performance des structures (LMAPS), Service d’expertise des équipements et des structures (SES), Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)

 INTRODUCTION

Du fait de la complexification des modèles numériques en mécanique, il est de plus en plus difficile de garantir la représentativité ou le réalisme de résultats de simulations. L’utilisation des simulations numériques comme outils prédictifs tend à se généraliser car elle est a priori moins coûteuse, moins complexe, plus rapide et plus souple que des campagnes d’essais. Ces avantages permettent parfois la réalisation d’études de sensibilités autrement trop lourdes.

Dans le domaine du génie civil, les simulations permettent d’étudier des problèmes à des échelles inatteignables expérimentalement ou nécessitant des moyens techniques et financiers indisponibles. En particulier, les essais de bâtiments à pleine échelle sous séisme sont inenvisageables au-delà d’une certaine dimension. Par exemple, en France, la plus grande table sismique, appelée Azalée et mesurant 6 mètres par 6 mètres, est actuellement située sur l’installation Tamaris du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) à Saclay. Seules des mesures in-situ lors d’événements sismiques réels permettent l’obtention d’informations précieuses, mais très partielles sur le comportement de ces structures.

Si de telles mesures sur site sont indispensables, elles sont loin d’être suffisantes pour répondre aux questions de sûreté qui se posent dans le secteur de la production d’énergie nucléaire parce que les observations ou les mesures caractérisant la réponse mécanique effective de telles structures sous séisme sont rares. Dans le cas d’ouvrages nucléaires neufs, les dimensionnements permettent a priori de garantir un comportement quasi linéaire des structures sous sollicitation sismique. Toutefois, la réévaluation à la hausse du risque sismique suite à l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, ont remis en cause ce comportement quasi-linéaire dans le cas de structures existantes dont la construction est antérieure à cette évaluation.

Ainsi, les simulations numériques sont aujourd’hui couramment intégrées aux démonstrations de sûreté. Les outils de calcul (logiciels et modèles) doivent donc impérativement être vérifiés et validés. La principale difficulté rencontrée dans ces tâches est l’absence d’un formalisme général bien défini. Cette absence est probablement due à la trop grande variété d’outils, de modèles, de situations et de cas d’applications possibles. Pourtant, de nombreux travaux ont conduit à la création de guides proposant des cadres, des notions et des bonnes pratiques en la matière, mais la mise en application de ces productions reste délicate.

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MOTS-CLÉS

vérification et validation   |   probabilité   |   génie civil   |   comportement non-linéaire   |     |   vérification et validation

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-c6006

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