Présentation
RÉSUMÉ
Cet article aborde en détail les différentes technologies intensives de traitement des eaux résiduaires urbaines, allant des dispositifs classiques aux systèmes innovants, comme les bioréacteurs à membrane.
Les principes, les règles de conception et de dimensionnement, les avantages et les limites des différentes techniques sont discutés ici.
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Jean-Marc BERLAND : Docteur en sciences et techniques de l’Environnement de l’École nationale des Ponts et Chaussées - Chef de Projet sénior à l’Office international de l’eau– Limoges – France
INTRODUCTION
La directive du Conseil du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (91/271/CEE), aussi appelée Directive eaux résiduaires urbaines (DERU ou directive ERU), a pour objectif de protéger l’environnement de la pollution par les eaux usées provenant des agglomérations. Elle impose aux États membres de l’Union européenne de collecter et de traiter leurs eaux résiduaires urbaines avant de les rejeter dans le milieu naturel.
Les principales exigences de la directive sont les suivantes :
collecte et traitement des eaux résiduaires : les agglomérations de différentes tailles sont tenues d’installer des systèmes de collecte des eaux usées. Des voies alternatives, tel que l’assainissement autonome, sont autorisées quand la situation le justifie ;
normes de traitement : la directive fixe des normes de performance pour les stations de traitement des eaux résiduaires urbaines (STERU), en fonction de la taille des agglomérations et de la sensibilité des zones de réception des eaux traitées ;
traitement avancé pour les zones sensibles : les eaux résiduaires déversées dans des zones sensibles, telles que les zones eutrophiques ou les zones où la qualité de l’eau est d’une importance particulière, doivent subir un traitement plus poussé ;
suivi et rapportage : les États membres doivent surveiller la qualité des eaux réceptrices et des eaux traitées, ainsi que veiller à l’efficacité des systèmes de traitement. Ils sont aussi tenus de rapporter régulièrement à la Commission européenne les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la directive.
Pour la France, comme pour d’autres États membres, l’application et le respect de cette directive impliquent des investissements dans les infrastructures de traitement et de collecte des ERU, des contrôles réguliers et l’adaptation de la législation nationale aux exigences européennes. Les enjeux majeurs actuels pour la France concernent notamment l’amélioration des systèmes existants, la réduction des rejets d’eaux non traitées lors d’événements pluviaux exceptionnels, et le développement de solutions durables adaptées aux spécificités territoriales.
La non-conformité avec la directive peut exposer les États membres à des procédures d’infraction et à des amendes substantielles imposées par la Commission européenne.
Le présent article fait partie d’un ensemble de trois articles qui présentent les différentes techniques de traitement des eaux usées permettant de respecter les obligations de la directive ERU....
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MOTS-CLÉS
pollution | traitement des eaux | Bioréacteur à membranes | eaux résiduaires | pollution domestique | eaux usées
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de oct. 2014 par Jean-Marc BERLAND
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
Traitement des eaux résiduaires urbaines - Filières intensives
Sources bibliographiques
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