2. Les oxydes supraconducteurs à haute température critique
Jusqu’à 1986, la supraconductivité avait été essentiellement étudiée dans des métaux ou des composés intermétalliques. On ne connaissait qu’un très petit nombre d’oxydes supraconducteurs qui constituaient plutôt des curiosités de laboratoire : le titanate de strontium réduit Tc = 0,3 K, le titanate de strontium dopé niobium Tc = 0,8 K, certains oxydes mixtes de lithium et de titane ou de baryum et de plomb dopé au bismuth présentant des températures critiques voisines de 13 K. On restait toutefois nettement au-dessous des « Tc-record » des composés intermétalliques (Nb3Ge, Tc = 23,3 K). Les matériaux, dénommés « oxydes supraconducteurs à haute température critique » dont les propriétés sont décrites dans cet article, correspondent à la famille des cuprates supraconducteurs qui présentent des températures critiques comprises...
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Les oxydes supraconducteurs à haute température critique