Depuis l’invention du laser en 1960, l’un des défis majeurs a
été de développer des méthodes efficaces pour convertir la lumière
laser en de nouvelles longueurs d’onde. La génération de supercontinuum
(SC), observée pour la première fois en 1970 dans les matériaux massifs,
puis en 1976 dans les fibres optiques
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, s’est rapidement
imposée comme une solution à la fois élégante et performante. En élargissant
considérablement le spectre monochromatique des lasers tout en préservant
une sortie spatialement cohérente et de haute puissance, cette nouvelle
source de lumière blanche a révolutionné de nombreux domaines d’application.
Les sources supercontinuum génèrent un spectre électromagnétique continu
et ultra-large, s’étendant sur plusieurs octaves en fréquence, du
visible à l’infrarouge, tout en restant guidées par fibre optique.
Elles allient ainsi la brillance d’un laser à la vaste couverture
spectrale d’une lampe, offrant un fort potentiel pour remplacer de
nombreuses sources lumineuses traditionnelles en métrologie optique,
spectroscopie et microscopie. Grâce à leur polyvalence, les lasers
SC sont exploités dans divers domaines, notamment l’imagerie biomédicale,
la tomographie par cohérence optique (OCT)
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, le traitement
des matériaux, la détection optique, la spectroscopie d’absorption
et la métrologie par peignes de fréquences optiques (OFC). Les atouts
de la lumière supercontinuum résident non seulement dans sa brillance,
supérieure de plusieurs ordres de grandeur à celle du rayonnement
du corps noir, mais aussi dans ses remarquables propriétés de cohérence.
Ces caractéristiques permettent l’exploitation de schémas de détection
interférométriques et hétérodynes relativement simples, garantissant
des performances exceptionnelles dans de nombreuses applications.
Les sources SC commerciales les plus avancées reposent principalement
sur des fibres optiques microstructurées en silice