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Le best of presse : au fil de l’actu sci-tech #14

Posté le par Marie-Caroline LORIQUET dans Innovations sectorielles

Tous les mois, nous épluchons la presse française et internationale pour vous proposer une sélection des informations scientifiques et technologiques les plus incontournables, amusantes, surprenantes ou simplement de grande utilité !

Ici vous trouverez notre récap’ de l’actualité scientifique et technologique qui a bercé ou chamboulé le mois de juillet. 

Quelle chaleur !

Le Monde et le Journal du CNRS ont publié le 8 juillet un reportage sur les îlots de chaleur urbains. Lors des vagues de chaleur, on étouffe en ville en raison de la prédominance des matériaux minéraux. Ils accumulent la chaleur pendant la journée et la restituent la nuit, ce qui empêche la température de baisser. Ce phénomène est difficile à mesurer avec les outils météorologiques classiques. Cet été, des centaines de chercheurs se mobilisent dans le cadre des dix projets scientifiques de l’Initiative Paname 2022, transformant les rues de Paris en laboratoire. Leur mission est d’étudier l’atmosphère, la qualité de l’air et le climat de l’île de France.

La génomique pour tous

On apprend par l’AFP que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et notamment son Conseil scientifique, présidé par le professeur Harold Varmus, lauréat du prix Nobel de médecine en 1989, appelle à diffuser plus largement la génomique, c’est-à-dire, l’étude des séquences d’ADN et de la fonction des gènes. Le Conseil a publié un rapport le 12 juillet, et s’appuyant sur les succès de la génomique dans la lutte contre les maladies infectieuses, les cancers et d’autres maladies chroniques, estime que les technologies génomiques pourraient apporter une importante contribution à l’amélioration de la santé humaine.

Dans ce rapport, le Conseil fait une série de recommandations visant à accélérer la mise en place des technologies génomiques et d’en faciliter l’utilisation, tout en évitant les risques de dérapages. Un système de contrôle efficace et le respect des normes internationales sont essentiels pour promouvoir l’utilisation éthique et légale des informations obtenues grâce à la génomique.

Soumya Swaminathan, cheffe scientifique de l’OMS, soutient que « les technologies génomiques sont à l’origine de certaines recherches actuelles parmi les plus révolutionnaires. Les avantages de ces outils ne seront pleinement réalisés que s’ils sont déployés dans le monde entier ». Au regard des bénéfices potentiels, le Conseil estime qu’il n’est pas justifiable, d’un point de vue éthique ou scientifique, que des pays dotés de moins de ressources n’aient accès à ces technologies que longtemps après les pays riches. Le document note que les coûts de ces technologies sont en baisse, et qu’ils pourraient encore être réduits pour les rendre plus accessibles aux pays en développement.

Un télescope top

La Nasa a dévoilé le 12 juillet « l’image infrarouge la plus profonde et la plus claire jamais prise de l’Univers jusqu’ici », prise par le télescope spatial James webb. Les résultats révèlent des galaxies formées peu après le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années. L’amas de galaxies SMACS 0723 est si massif qu’il distord et amplifie la lumière des objets situés derrière lui. Astrophysicien au CNRS et responsable d’un des programmes d’observation sur ce télescope, Olivier Berné commente dans le Journal du CNRS : « Cela permet soit d’observer, enfin, des objets très lointains comme des galaxies primordiales, soit de mieux voir des objets plus proches de nous mais très faiblement lumineux, comme des étoiles ou planètes en formation. D’autre part, il y a beaucoup plus d’informations dans ces images qui ont une résolution élevée grâce au miroir de 6,5 mètres de diamètre du James Webb. »
Copyright NASA, ESA, CSA, and STScI

L’iAuto, pas de sitôt

Le projet Titan, la voiture autonome sans volant d’Apple a démarré il y a 8 ans. Il n’a pas été annoncé officiellement et n’était connu que par des fuites dans la presse, indique l’AFP. Le 11 juillet, le média spécialisé The Information publiait une enquête sur ce projet. Des entretiens ont été réalisés avec 20 personnes qui ont travaillé sur ce projet, et ont révélé des difficultés. Citons notamment le véhicule d’essai qui roulait à seulement 25 km/h et aurait heurté un joggeur si le conducteur humain présent dans la voiture n’avait pas effectué un freinage d’urgence. Le véhicule en question a d’abord identifié le coureur comme un « objet immobile » avant de le requalifier en « personne immobile », puis en « piéton en mouvement ». Ou encore, l’Apple Car est conçue pour pouvoir fonctionner presque partout dans le monde, sans s’appuyer sur des cartes routières détaillées (coûteuses). Pourtant, les véhicules d’essai ont eu du mal à naviguer dans les rues proches du siège social sans les cartes, heurtant les trottoirs et ayant parfois du mal à rester dans leurs voies en traversant les intersections.

Un cœur qui bat

Une équipe de recherche de l’Université de Toronto, au Canada, a créé un ventricule gauche bioartificiel à partir de cellules cardiaques vivantes et capable de battre assez fort pour pomper du liquide dans un tube. Ce modèle a été réalisé à petite échelle, de la taille d’un ventricule gauche humain âgé de 19 semaines de gestation. Il peut être utilisé pour tester des thérapies ne nécessitant pas de chirurgie invasive et pour étudier les maladies cardiovasculaires, considérées comme un fardeau par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Le professeur Milica Radisic, qui a dirigé les chercheurs, relate, dans un communiqué publié le 8 juillet : « Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’une poignée de tentatives pour créer un véritable modèle 3D d’un ventricule, par opposition à des feuilles plates de tissu cardiaque. Pratiquement tous ont été fabriqués avec une seule couche de cellules. Mais un vrai cœur a de nombreuses couches et les cellules de chaque couche sont orientées selon des angles différents. Lorsque le cœur bat, non seulement ces couches se contractent, mais elles se tordent également, un peu comme on tord une serviette pour en essorer l’eau. Cela permet au cœur de pomper plus de sang qu’il ne le ferait autrement ».

Crédit image de une : Intissar El Hajj Mohamed//Techniques de l’Ingénieur

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Posté le par Marie-Caroline LORIQUET


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