RÉSUMÉ
Les machines synchrones à double excitation (MSDE) tentent de pallier les inconvénients liés à l’utilisation des aimants permanents, notamment les problèmes relatifs aux flux d’excitation constant. Ces machines ont pour but de combiner ainsi les avantages des machines à aimants permanents, notamment leur très bon rendement énergétique, à ceux des machines à excitation contrôlable possédant la facilité de fonctionnement à vitesse variable. Le flux d'excitation dans ces machines est la somme d'un flux créé par des aimants permanents et un flux d'excitation créé par des bobines. Le contrôle de ce flux permet un fonctionnement plus souple à vitesse élevée, un meilleur dimensionnement de l'ensemble convertisseur-machine et une amélioration du rendement énergétique.
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AUTEUR(S)
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Lionel VIDO
: Agrégé de Génie Électrique - Docteur ès-Sciences de l'École Normale Supérieure de Cachan - Maître de Conférences - Laboratoire SATIE, UMR CNRS 8029 - Université de Cergy-Pontoise
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Yacine Amara
: Ingénieur de l'École Nationale Polytechnique d'El Harrach (Alger) - Docteur ès-Sciences de l'Université Paris-Sud XI - Maître de Conférences - Laboratoire GREAH - Université du Havre
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Mohamed GABSI
: Docteur habilité à diriger les recherches (HdR) de l'Université Paris-Sud XI - Professeur des Universités - Laboratoire SATIE, UMR CNRS 8029 - ENS de Cachan
INTRODUCTION
Les entraînements électriques à base de machines synchrones à aimants permanents (MSAP) sont présents dans un très grand nombre d'applications industrielles. Parmi les avantages de ces dispositifs, il est important de souligner l'amélioration du rendement énergétique dû à l'utilisation des aimants permanents. Cependant, certains inconvénients liés au flux d'excitation constant, que créent les aimants permanents, sont à considérer. En effet, le fonctionnement à vitesse variable, et plus particulièrement à vitesse élevée, de ces machines est plus problématique que celui des machines à excitation bobinée par exemple. Le fonctionnement à haute vitesse nécessite la mise en place d'algorithme dit de «
défluxage
», consistant à injecter un courant d'induit ayant une composante négative dans l'axe direct. Ce type de fonctionnement n'est cependant possible que si le convertisseur connecté à la machine est contrôlable et il n'est pas exempt de tout risque, à savoir le risque de démagnétisation des aimants. De plus, le « défluxage » ne peut être efficace que si la réaction magnétique d'induit de la machine est assez importante pour contrecarrer le flux d'excitation des aimants permanents. Il est à noter qu'une réaction magnétique d'induit assez forte est synonyme d'un mauvais facteur de puissance.
Les
machines synchrones à double excitation (MSDE)
tentent de pallier ces inconvénients en alliant les avantages des machines à aimants permanents (très bon rendement énergétique) à ceux des machines à excitation contrôlable (facilité de fonctionnement à vitesse variable). Le flux d'excitation dans ces machines est la somme d'un flux créé par des aimants permanents et un flux d'excitation créé par des bobines.
Dans ce dossier, nous présentons dans ses grandes lignes, le principe de fonctionnement et de dimensionnement des MSDE avec :
le principe de fonctionnement des machines à double excitation, ainsi que les différentes structures basées sur ce principe (§
2
) ;
les principes de réglage des MSDE à vitesse variable, en utilisant des modèles simples...
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Machines synchrones à double excitation MSDE