Les machines synchrones occupent, au sein des machines électriques, une place croissante tant en génération d'énergie qu'en actionnement. Leur principe, leur modélisation, ainsi que leur fonctionnement en régime permanent ont été décrits respectivement dans les dossiers
[D 3 520]
,
[D 3 521]
et
[D 3 522]
.
Le
fonctionnement autopiloté
, décrit dans ce dossier, consiste à contrôler le champ d'induit de façon optimisée, afin d'améliorer très sensiblement les performances. Tout d'abord, le risque de décrochage inhérent aux moteurs synchrones non autopilotés est complètement éliminé ; ensuite, l'optimisation de l'amplitude du champ induit et de l'angle qu'il fait avec le champ inducteur permet des améliorations très sensibles des performances, qu'il s'agisse du rendement énergétique ou de l'extension de la courbe enveloppe de la puissance à haute vitesse. Que ce soit en modes moteur ou générateur ou sur des structures tournantes ou linéaires, le fonctionnement autopiloté a permis d'accroître considérablement les possibilités d'application des machines synchrones, et plus particulièrement, celles à aimants dont la pénétration est continue dans quasiment tous les secteurs, notamment parce que le coût des aimants a fortement diminué, tout du moins relativement au coût des autres matières premières (cuivre et fer). Mais, pour obtenir un fonctionnement autopiloté et les possibilités de contrôle évoquées, il est nécessaire d'avoir un
onduleur
, un
système de contrôle
et
a priori
des
capteurs de position et de courant
...