Problèmes de matériaux et de corrosion du circuit de refroidissement primaire des réacteurs à eau bouillante

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BN3762 V1 Article de référence

Problèmes de matériaux et de corrosion du circuit de refroidissement primaire des réacteurs à eau bouillante

Auteur(s) : Hans-Peter SEIFERT, Johannes BERTSCH

Date de publication : 10 avril 2021 | Read in english

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RÉSUMÉ

Les problèmes de matériaux et de corrosion dans le circuit de refroidissement primaire des réacteurs nucléaires à eau bouillante (REB) sont passés ici en revue. Le vieillissement et la dégradation des matériaux induits par l'exploitation dus à la corrosion, à la fissuration par corrosion sous contrainte (SCC) ou à la corrosion accélérée par l'écoulement (FAC) ont un impact direct sur la disponibilité, les performances et la rentabilité économique de la centrale, mais peuvent également affecter la sécurité et la durée de vie de la centrale. La première partie contient une brève introduction des REB avec un accent sur le circuit de refroidissement primaire (gaine de combustible, composants internes du réacteur, composants de l'enceinte pressurisée principale) ainsi qu'un bref aperçu des principaux matériaux structurels. Les différentes chimies de l'eau dans les REB qui ont un impact important sur la corrosion et le vieillissement sont également brièvement présentées. La seconde partie donne un aperçu de la dégradation et du vieillissement des matériaux en service dans les REB et de leur atténuation en mettant l'accent sur les problèmes liés à la corrosion telles que la SCC et la FAC.

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AUTEUR(S)

  • Hans-Peter SEIFERT : Chef de groupe Matériaux et intégrité structurelle - Laboratoire de recherches nucléaires - Département de recherche sur l'énergie et la sûreté nucléaires, Institut Paul Scherrer, Villigen, Suisse

  • Johannes BERTSCH : Chef de groupe Combustibles nucléaires - Laboratoire de recherches nucléaires - Département de recherche sur l'énergie et la sûreté nucléaires, Institut Paul Scherrer, Villigen, Suisse

 INTRODUCTION

Actuellement, environ 450 réacteurs nucléaires civils en exploitation commerciale sont en service dans le monde, principalement des réacteurs de génération II qui ont été construits après les premiers prototypes de réacteurs de puissance des années 1960 jusqu’à la fin des années 1990, et environ 80 % d’entre eux sont des réacteurs à eau légère (REL) qui utilisent l’eau comme réfrigérant et modérateur. Environ 75 % des réacteurs dont 25 % du parc à eau légère (REL) dans le monde sont respectivement des réacteurs à eau pressurisée (soit, par exemple, les REP de l’ensemble des réacteurs français) et des réacteurs à eau bouillante (REB). Les REL apportent une contribution modeste mais importante à une alimentation électrique fiable avec peu d’émissions de CO 2 . L’âge moyen de la flotte actuelle des REL est élevé, environ 60 % ont plus de 30 ans et environ 20 % plus de 40 ans, ce qui correspond à la conception originale type ou à la durée de vie initiale autorisée pour ces réacteurs. La durée de vie initiale était alors motivée par une loi/réglementation plutôt qu’elle ne l’était pour des justifications techniques, et de nombreux réacteurs ont reçu des prolongations de durée de vie (aujourd’hui on parle plutôt de durée d’exploitation mais on conservera la terminologie de durée de vie dans cet article) et des renouvellements de licence d’exploitation jusqu’à 60 ans. Fin 2019, le premier réacteur américain a fait l’objet d’un second renouvellement de permis avec une prolongation de sa durée de vie à 80 ans.

En raison de leur âge élevé, les phénomènes de vieillissement et de dégradation des matériaux induits par le fonctionnement, telles que la fissuration par corrosion sous contrainte (SCC), la corrosion accélérée par l’écoulement (FAC), la fatigue ou la fragilisation par irradiation, sont des préoccupations importantes pour une exploitation sûre des REL sur le long terme. Les dommages (par exemple, la formation de fissures) ont un impact direct sur la disponibilité et l’équilibre économique de la centrale. On relève par exemple des périodes d’immobilisation (1 jour d’immobilisation entraîne des coûts et des pertes pouvant atteindre environ 1 million d’euros) et des inspections périodiques en service accrues, des réparations et des remplacements de composants. Ces dommages peuvent également affecter la sécurité de la centrale, la durée de vie ou les prolongations de durée de vie. Toutes les centrales ont ainsi mis en œuvre des programmes appropriés de gestion du vieillissement et de la durée de vie au cours des dernières décennies pour assurer un fonctionnement sûr et économique à long terme de leurs installations. Ainsi, d’énormes efforts de recherche ont été réalisés pour comprendre le mécanisme du vieillissement et développer des actions visant...

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MOTS-CLÉS

corrosion sous contrainte (SCC)   |   corrosion accélérée par l'écoulement (FAC)   |   chimie de l'eau   |   vieillissement des matériaux

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-bn3762

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