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AUTEUR(S)
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Claude LEVY
: Ingénieur de l’École centrale de Paris - Ingénieur-conseil en thermique et énergétique
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Jean-Pierre TABET
: Ingénieur de l’École centrale de Paris - Chargé de mission à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)
INTRODUCTION
Toute étude détaillée de cogénération
doit être précédée d’un calcul de rentabilité
.
Il faut en premier lieu faire un diagnostic précis des principaux postes qui interfèrent dans un tel projet et qui sont :
les besoins de chaleur, en précisant leur forme (vapeur, eau chaude, eau surchauffée), leur niveau de température, leurs puissances moyennes et de crête aux différentes périodes de fonctionnement ;
les combustibles et leur prix (ainsi que la pression disponible pour le gaz naturel).
Il s’en déduira, à partir des valeurs moyennes fournies dans les articles précédents :
la ou les filières les mieux adaptées ;
la puissance électrique engendrée. Cette valeur, comparée aux besoins électriques propres de l’établissement, définira s’il y aura ou non possibilité de vente de courant à EDF.
La deuxième partie du travail consistera en des études techniques sommaires de rentabilité pour laquelle il est nécessaire de déterminer approximativement dans chaque cas :
les investissements et le loyer annuel de l’argent correspondant aux sommes investies ;
les gains et dépenses prévisionnelles d’électricité qui vont dépendre du tarif EDF choisi et peuvent demander des calculs d’optimisation financière ;
les autres dépenses d’exploitation dont les frais de combustible, de conduite, d’entretien, de renouvellement du matériel ; les assurances ; les frais, charges et taxes particulières ; etc.
Ces coûts, comparés à ceux de l’installation sans cogénération, vont permettre de se rendre compte de la validité financière d’une cogénération comme présenté dans les exemples traités dans cet article :
le premier, tiré d’une étude réelle réalisée en 1995, concerne une chaufferie de grande puissance au FOL (TBTS) pour laquelle la filière chaudière + turbine à vapeur s’avérait a priori la plus logique. Mais le passage au gaz naturel et l’utilisation de turbines à combustion ont montré des solutions plus rentables ;
le deuxième exemple est relatif à des chaufferies moyennes ; il montre comment effectuer un calcul de dégrossissage rapide, pour juger s’il y a intérêt à entreprendre une étude plus poussée.
Ces exemples ne doivent être considérés que comme des modèles des calculs nécessaires, calculs qui doivent dans tous les cas être actualisés en fonction des performances des matériels...
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Cogénération en génie climatique - Rentabilité et réglementation