Les procédés biologiques à biomasse en suspension, du type des
boues activées, sont largement appliqués pour le traitement des eaux
usées urbaines ou industrielles.
Généralement, ces procédés sont dimensionnés sur la base d’équations
de bilans « matières » établis à partir de l’hypothèse d’un régime
permanent.
Pourtant ces systèmes subissent continuellement des perturbations.
En particulier, ils sont soumis à des variations importantes de charge
en polluant (débit et concentration) à différentes échelles temporelles :
journalières, hebdomadaires, annuelles, traduisant les fluctuations
de l’activité humaine.
De plus, ces procédés d’épuration sont gérés par des opérations
parfois discontinues (aération séquencée, purge de boues, alimentation
par bâchée, etc....). Par conséquent, même si des régimes pseudo-stationnaires
peuvent être atteints, l’analyse dynamique des procédés biologiques
d’épuration est
incontournable pour appréhender le fonctionnement
réel
des unités et pour
optimiser les paramètres de dimensionnement
: volume et agencement des bassins, gestion de l’aération, extraction
des boues, rôle tampon du clarificateur.
Ceci est d’autant plus important que les configurations et les
géométries des bassins biologiques se sont profondément diversifiées
et complexifiées afin d’intégrer l’élimination des nutriments.
L’objectif de cet article est d’une part de présenter les bases
scientifiques de ces outils et, d’autre part, de proposer des méthodologies
d’utilisation pour l’ingénieur.