Le Code de l’environnement attribue à chacun le droit à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, c’est-à-dire un air dans lequel les concentrations de substances éventuellement nuisibles pour la santé humaine et les autres écosystèmes ne dépassent pas les niveaux de référence définis à cet effet.
La surveillance de la qualité de l’air s’effectue par l’intermédiaire de réseaux de mesure des concentrations des substances concernées : SO
2
, NO
2
, CO, O
3
, COV (composés organiques volatils), plomb... Ces réseaux, gérés par des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), sont principalement situés dans les zones d’exposition des populations (agglomérations, zones industrielles...). Ils sont constitués de capteurs fixes, de camions laboratoires et complétés par des outils de modélisation pour couvrir l’ensemble de la zone géographique concernée. Les AASQA s’intéressent principalement aux substances visées par les directives européennes relatives à la pollution de l’air. Au cours des dernières années, la problématique de l’impact sanitaire s’est accrue et des actions commencent à se concrétiser (cf. Plan National Santé Environnement). Par suite, les substances ou composés auxquels il convient de s’intéresser sont en nombre croissant.
Les niveaux de concentration dans l’air constituent des indicateurs de l’« état » de l’environnement. Ils dépendent de l’importance des rejets dans l’atmosphère liés aux activités anthropiques (chauffage, transport...) et à des phénomènes naturels (volcanisme...) qui constituent des indicateurs de « pression » sur l’environnement.
La relation entre « pression » (émissions dans l’atmosphère) et « état » (qualité de l’air) est complexe à établir. En effet, les...