H2S (sulfure d’hydrogène) et composés organiques volatils soufrés - Sources, impact, analyses, procédés de traitement

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H2S (sulfure d’hydrogène) et composés organiques volatils soufrés - Sources, impact, analyses, procédés de traitement

Auteur(s) : Pierre LE CLOIREC

Date de publication : 10 octobre 2025 | Read in english

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RÉSUMÉ

L’hydrogène sulfuré et les composés organiques volatils sulfurés - mercaptans, sulfures, disulfures… - sont connus pour leurs odeurs caractéristiques. Leur présence dans l’atmosphère est due à des rejets naturels et aux émissions gazeuses industrielles. Ce sont des gaz acides, corrosifs et toxiques. L’analyse de ces composés est réalisée soit directement par des capteurs ou par des méthodes de chromatographie gazeuse. La réglementation précise les concentrations des rejets gazeux dans l’environnement et les valeurs limites d’exposition professionnelle. A fortes concentrations, le procédé Claus transforme H2S en soufre natif. Pour les concentrations plus faibles en composés soufrés, le lavage de gaz est la technique la plus utilisée. Des procédés d’adsorption sur charbon actif ou des traitements biologiques peuvent être aussi mis en œuvre.

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AUTEUR(S)

  • Pierre LE CLOIREC : Professeur émérite, directeur honoraire de l’ENSCR - École nationale supérieure de chimie de Rennes, France

 INTRODUCTION

Une odeur « d’œuf pourri », c’est ainsi qu’est généralement ressenti par le grand public l’hydrogène sulfuré. Une odeur caractéristique (oignons, ail…) est aussi liée aux composés organiques volatils sulfurés, comme les mercaptans, les sulfures, les disulfures… La population reconnaît facilement une fuite de gaz du fait d’injections d’une infime quantité d’un produit soufré particulier dans le gaz naturel inodore.

Les rejets dans l’atmosphère de ces composés peuvent être naturels via les volcans, les fumerolles, la fermentation anaérobie… ou du fait de nombreuses activités humaines, comme la pétrochimie (gaz naturel, pétrole, schistes bitumineux…), les industries papetières, les levureries, l’extraction d’acides aminés soufrés, les équarrissages, le traitement des eaux usées, la valorisation énergétique des déchets (biogaz) ou la valorisation matière (compostage)…

Ces composés soufrés sont acides, corrosifs et toxiques même à faibles concentrations et très odorants. Ils ont des impacts sur la santé humaine et en particulier lors de leur inhalation sur les voies respiratoires qui peut être fatale à certaines concentrations et durée d’exposition. Ces molécules peuvent être retrouvées dans l’environnement (eaux, air, sols) et dans certaines plantes. Très odorantes, elles engendrent des nuisances olfactives. En outre, elles génèrent des problèmes importants de corrosion des métaux. Ces quelques arguments montrent qu’il est nécessaire de les contrôler dans l’air ambiant ou lors de leur diffusion dans l’environnement. Une législation a été mise en place pour définir les teneurs maximales des rejets gazeux industriels mais aussi des atmosphères de travail dans les ateliers via les valeurs limites d’exposition professionnelle. Afin de minimiser leurs teneurs dans les énergies fossiles, dans les rejets dans l’air, des procédés de traitement ont été élaborés et mis en œuvre.

Dans cet article, après avoir caractérisé H 2 S et les composés organiques volatils sulfurés tels que les mercaptans, les sulfures, les disulfures…, les sources d’émissions naturelles et d’origines anthropogéniques sont référencées. Leurs impacts sur la santé humaine et sur l’environnement sont abordés. La réglementation impose des teneurs pour les rejets et les ambiances de travail, il est donc nécessaire de pouvoir les identifier et de les quantifier. Les procédés de traitement des émissions gazeuses chargées en H 2 S et en composés sulfurés seront décrits et discutés.

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MOTS-CLÉS

Traitements   |   Analyses   |   Hydrogène sulfuré   |   composés sulfurés   |   sources

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-g1840

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