RÉSUMÉ
Le contrôle actif des bruits consiste à réduire un bruit indésirable en lui opposant un « contre-bruit » de même amplitude mais de signe opposé. Ce concept remonte aux années trente mais c’est dans les années soixante-dix que ses bases physiques furent établies. Dans les années quatre-vingt, les progrès du traitement numérique du signal permirent de réaliser des systèmes de contrôle actif adaptatifs qui donnèrent naissance aux premières applications industrielles puis, à partir des années deux mille, à la commercialisation de nombreux produits. Cet article décrit d’abord l’architecture des systèmes. Il détaille ensuite quelques applications du contrôle actif et leurs réalisations industrielles. La dernière partie est consacrée aux aspects psychoacoustiques de ce contrôle et à son utilisation pour l’amélioration de la qualité sonore dans les transports.
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INTRODUCTION
Cet article traite des applications du contrôle actif des bruits
qui permet de réduire un bruit en lui opposant un « contre-bruit »
de même amplitude mais de signe opposé émis par des sources secondaires.
Ce concept remonte aux années 1930 mais les quelques tentatives de
réalisation et d’exploitation auxquelles il donna lieu restèrent longtemps
sans suites. Dans les années 1970, les bases physiques de ce type
de contrôle furent établies par les travaux fondateurs de Maurice
Jessel (voir l’article
[BR 3 010]
). Dans les années
1980, les progrès du traitement numérique du signal permirent la réalisation
de systèmes adaptatifs capables d’élaborer à chaque instant et sans
action extérieure les signaux nécessaires à leur bon fonctionnement.
Ce progrès entraîna la naissance des premières applications industrielles
du contrôle actif puis, à partir des années 2000, la commercialisation
de nombreux produits. Cet article décrit d’abord les signaux nécessaires
à la mise en œuvre du contrôle actif (signaux spécifiques au contrôle
actif, signaux pour l’acquisition, le traitement et la restitution
des données et signaux de communication avec un ordinateur hôte).
Il décrit ensuite l’architecture des systèmes (capteurs, modules d’entrée
et de sortie, contrôleurs, actionneurs et pilotage) et le choix des
composants (filtres, convertisseurs analogique-numérique, convertisseurs
numérique-analogique) et des processeurs (circuits intégrés spécifiques,
circuits prédiffusés programmables, microcontrôleurs, microprocesseurs
à usage général ou processeurs de traitement du signal). Il s’intéresse
ensuite aux applications du contrôle actif et aux principales réalisations
industrielles qui en résultent (casques antibruits, silencieux, industrie
automobile, industrie aéronautique et protection des habitations).
La dernière partie est consacrée aux aspects psychoacoustiques de
ce contrôle et à son utilisation pour l’amélioration de la qualité
sonore dans les transports automobiles, ferroviaires ou aériens.
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MOTS-CLÉS
Contre-bruit
| Contrôle actif
| Traitement numérique du signal
| Psychoacoustique
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Contrôle actif des bruits - Conception des systèmes et applications