La très grave perte de biodiversité mondiale est concomitante avec l’anthropocène, cette nouvelle ère géologique où l’Homme est devenu l’acteur principal des pressions subies par les écosystèmes. À ce titre, le dernier rapport de l’IPBES
dresse un constat dramatique sur l’état de la biodiversité, depuis 200 ans, début de l’ère industrielle : l’Homme a altéré 75 % des terres, 66 % des océans et il a détruit plus de 85 % des zones humides. Par conséquent, c’est la capacité de l’Homme à stopper immédiatement ses impacts qui conditionnera notre avenir sur cette planète unique. Face à ce constat dramatique et anxiogène pour les jeunes générations, l’humanité devrait arrêter ou tout du moins ralentir très fortement les causes, bien connues, qui sont à l’origine de cette catastrophe annoncée : (1) artificialisation et utilisation des sols, (2) exploitation des ressources (pêche, foresterie, etc.), (3) changement climatique, (4) pollutions (plastiques en mer…) et (5) espèces invasives des écosystèmes
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Nota
l'IPBES est la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.
L’artificialisation et l’utilisation des sols qui résultent de l’aménagement des territoires est bien le problème majeur. Au-delà du modèle agricole intensif, ce sont les choix d’urbanisme et leurs conséquences qui sont pénalisants car ils génèrent une artificialisation des milieux naturels quasiment irréversible (extension des villes, zones portuaires, zones industrielles et infrastructures de transports). Les littoraux payent le prix fort vis-à-vis de cette artificialisation galopante et non maîtrisée. En effet, huit des dix mégalopoles mondiales sont situées sur le littoral et la superficie des paysages marins impactés par ces aménagements...