Vibrations d'usinage - Comment les identifier et les limiter

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Vibrations d'usinage - Comment les identifier et les limiter

Auteur(s) : Lionel ARNAUD

Relu et validé le 1 juillet 2018

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RÉSUMÉ

Les vibrations d'usinage ont toujours été identifiées comme un frein majeur à la productivité. Par exemple, le constructeur automobile Renault a évalué sur une simple opération d'usinage un surcoût s'élevant à 120 k€/an. Le problème est tout d’abord multifactoriel, suite à l'intégration des caractéristiques de la machine, de l’outil et de la pièce, ainsi que des conditions de coupe ; mais également multifacette, ces vibrations se manifestent par des bruits, des états de surface dégradés, des casses d’outil, de l'usure de la machine. Les conséquences sont alors une réduction de productivité pour tenter d'assurer un usinage stable, des temps de mise au point rallongés, des rebuts d’outils, de pièces et des machines prématurément usées. Pour pallier ces problèmes, sont associées à des modélisations analytiques et numériques, des approches pragmatiques appliquées en atelier, comme la méthode des lobes de stabilité, les outils à pas variables, les outils amortissants.

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AUTEUR(S)

  • Lionel ARNAUD : Maître de conférences à l'École nationale d'ingénieurs de Tarbes - Gérant de Vibraction

 INTRODUCTION

En 1907, dans son ouvrage fondateur sur l'art de la coupe des métaux, Taylor   disait : « le problème des vibrations d'usinage est le problème le plus obscur auquel ait à faire face l'usineur ». En 2011, les études sur le sujet, signalaient toujours que les vibrations sont un enjeu majeur pour l'usinage et l'un des facteurs les plus limitants du process.

Les coûts associés à ce problème sont rarement chiffrés et l'usineur les anticipe naturellement, notamment pour les situations telles que l'usinage de pièces ou d'outils particulièrement flexibles.

Le constructeur automobile Renault avait réussi à chiffrer précisément ce coût sur l'usinage de blocs cylindre usinés par séries de trois millions par an. Ce surcoût était ici lié à l'usure prématurée des outils et représentait en 2002, par exemple, exactement 0,35 e par pièce, soit 120 ke par an, depuis 20 ans.

Des estimations montrent que la majorité des surcoûts est liée à la perte de productivité et au temps perdu pour les mises au point ou les reprises, ensuite viennent les usures d'outil et de machines, et enfin les pièces rebutées.

Les solutions trouvées par les usineurs, sont souvent obtenues par tâtonnement et par le fruit de l'expérience : changer la vitesse, changer l'outil, augmenter le nombre de passes, brider la pièce différemment, mettre des éléments en caoutchouc, etc. Avec souvent pour conséquence inévitable une diminution significative de la productivité.

La théorie dite des «  lobes de stabilité  », apparue dans les années 1950, a semblé apporter une solution globale, mais force est de constater qu'elle n'est pas si facile à appliquer en pratique et qu'elle ne résout pas la majorité des problèmes.

Ainsi, comme Taylor le disait déjà, il persiste toujours un manque criant de méthodes prédictives robustes et un manque de logique d'ensemble pour attaquer le problème concrètement.

Le premier objectif de cet article est de présenter les multiples facettes du problème qui se caractérise principalement par des bruits caractéristiques et des états de surface dégradés, mais aussi par des casses d'outil ou des usures prématurées de broche. Il est important de savoir...

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MOTS-CLÉS

usinage   |   vibration   |   broutement   |   état de surface   |   lobes de stabilité   |   outil à pas variable   |   outil amorti

VERSIONS

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v1-bm7030

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