La performance environnementale et la durabilité économique deviennent
de plus en plus importantes, et le traitement des eaux usées et de
leurs sous-produits est crucial. Les entreprises de traitement des
eaux usées opèrent souvent dans un système où les dépenses internes
sont prises en compte, tandis que les externalités négatives associées
à leurs opérations ne le sont pas.
Ce sont
parfois
de
«
petites
»
externalités si on se réfère à la
seule
économie néoclassique stricte
mais ayant un impact
important
sur l’environnement et la santé publique.
Par exemple, les boues résiduaires en agriculture, s’il n’y a
pas de surveillance des contaminants, peuvent présenter une menace
élevée de pénétration dans la chaîne alimentaire, nuisible pour la
santé humaine et les écosystèmes.
Cet article cherche donc à examiner les complexités autour des
différents coûts de la gestion des boues résiduaires et les faiblesses
des modèles économiques existants. Tout en explorant une gamme de
coûts internes tels que l’investissement, l’exploitation et les charges
financières, cet article examine également les coûts externes liés
aux problèmes environnementaux et de santé.
Cet article tente d’analyser en détail les instruments économiques
à disposition pour aider les décideurs à choisir leurs options de
gestion des boues et à examiner les impacts potentiels sur la tarification
de l’eau. Il prendra également en compte les mécanismes économiques
réglementaires, par exemple les taxes sur la pollution et les subventions
pour la récupération des ressources, conçus pour internaliser les
effets secondaires souvent sous-estimés sur le marché.
Enfin, l’objectif est de mener vers une gestion des boues résiduelles
plus vertueuse qui équilibre les exigences des considérations économiques,
environnementales et de justice sociale.