Cet article vient conclure une série de quatre publications consacrées au management du risque. Avouons tout de suite que nous avons débuté ladite série par cette phrase : « cet article est le premier d’une série de trois » ! Tant pis. Le célèbre roman de Jérôme K. Jérôme,
Trois hommes dans un bateau
, commence bien par : « Nous étions quatre. »… Plus sérieusement ; il nous paraissait inconvenant de ne pas aborder dans cet ensemble d’articles la problématique du traitement des risques et l’organisation à mettre en place pour assurer une maîtrise durable des risques. Ce que nous n’avions pas fait ou très partiellement jusqu’à présent.
Notons d’ailleurs que la norme EN NF ISO 31000, parue début 2010 et intitulée « Principes et lignes directrices du management du risque », norme qui nous a servi de fil rouge tout au long de ces lignes, comporte d’une part un chapitre « cadre organisationnel du management du risque » a identifié d’autre part une activité « traitement du risque » au sein de son processus de management. Pour être complet (quoique nous n’ayons nullement la prétention d’avoir été exhaustifs au cours de ces quatre articles, le sujet est tellement vaste !), ces thèmes de l’organisation et du traitement devaient donc être abordés.
Ce nouvel article est le continuum des précédents : aussi nous permettons-nous de renvoyer nos lecteurs vers ses prédécesseurs, pour plus d’informations sur les thématiques évoquées mais non développées ici. Esquissons toutefois, comme dans toute bonne série, un rappel des épisodes précédents… Nous avons, dans l’article
[G 9 000]
, commencé par approfondir le concept de risque – ses constituants (danger, cible, menace,…), sa mesure, son indissociabilité avec la notion d’objectif, ses implications financières, etc. – et analysé les exigences de la norme ISO 31000. Nous avons poursuivi, dans l’article
[G 9 010]
, d’abord en insistant sur la nécessité...