RÉSUMÉ
Des nanoparticules mésoporeuses de silice (MSN), c'est-à-dire des particules d'un diamètre de l'ordre de 60 à 300 nm, possédant une porosité organisée en réseau hexagonal avec des diamètres de pores de 1,5 à 10 nm et de grandes surfaces spécifiques de l'ordre de 1000 m2.g-1, ont pu être synthétisées. Elles possèdent des propriétés uniques, notamment une grande surface spécifique et une distribution étroite de taille de pores. Elles peuvent être facilement fonctionnalisées et sont biocompatibles, ce qui en font des candidates idéales pour des applications biologiques. Ainsi, des MSN ont été utilisées pour le marquage cellulaire, en encapsulant dans leurs pores des fluorophores mono ou biphotoniques. Elles trouvent également des utilisations en transfection génétique ou comme agents de contraste en IRM. Enfin, les systèmes de délivrance contrôlée de médicaments en sont une des applications les plus prometteuses pour l'amélioration de la santé humaine.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'article
INTRODUCTION
L'obtention de matériaux à la structuration parfaitement contrôlée et d'objets de taille nanométrique peut avoir des applications dans les domaines de l'électronique, de l'environnement, de la biologie ou de la médecine. Dans les années 90, la Mobil Corporation Materials
[1][2]
a synthétisé les MCM-41, silices mésoporeuses faisant partie de la famille des tamis moléculaires. Ces silices (de formule SiO
2
) possèdent une porosité organisée en réseau hexagonal avec des diamètres de pores de 1,5 à 10 nm et de grandes surfaces spécifiques, de l'ordre de 1 000 m
2
g
–1
. Dès lors, la communauté des chimistes a particulièrement développé les synthèses de matériaux siliciés de manière à contrôler et diversifier leur structure. Ainsi, les silices de type MCM-48 possèdent un réseau cubique de mésopores
[3][4]
, alors que les MCM-50 présentent un réseau lamellaire
[5][6]
. La fonctionnalisation
[7][8],
par des molécules organiques ou organométalliques, des polymères ou des biomolécules, a été étudiée. Les silices mésoporeuses ont trouvé de nombreuses applications dans des domaines très variés tels que la catalyse
[9]
, la chromatographie
[10]
, l'adsorption des ions
[11]
, l'immobilisation d'enzymes
[12]...
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ?
Se connecter
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Lecture en cours
Nanoparticules mésoporeuses de silice (MSN) et applications biologiques