Présentation
RÉSUMÉ
La nanomédecine ouvre de nouvelles perspectives pour le diagnostic et le traitement de nombreuses maladies, grâce au développement des nanotechnologies. Le design de systèmes nanoparticulaires a permis de mieux contrôler la délivrance de principes actifs. Parmi les différents vecteurs mis au point, les nanoparticules lipidiques basées sur des émulsions s'avèrent des candidats de choix pour le transport de molécules lipophiles. Leur nature lipidique leur confère biocompatibilité et biodégradabilité, et le contrôle de l'état physique des lipides permet de moduler leurs propriétés d'encapsulation et de relargage.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'articleAUTEUR(S)
-
Anne-Claude COUFFIN : Ingénieur de l'ENSC de Montpellier - Docteur de l'université Montpellier II - Ingénieur chercheur au CEA-Léti, au sein du département des technologies pour la biologie et la santé
-
Thomas DELMAS : Ingénieur ESPCI - Docteur de l'université Pierre et Marie Curie (Paris VI) - Ingénieur chercheur chez CAPSUM
INTRODUCTION
Les nanotechnologies dédiées aux applications médicales sont définies aujourd'hui sous le terme de « nanomédecine ». Cette discipline exploite, à l'échelle nanométrique, les propriétés physiques, chimiques et/ou biologiques des matériaux, souvent différentes de celles observées à l'échelle micro- ou macroscopique. La nanomédecine offre de nouveaux espoirs pour la prévention, le diagnostic précoce et fiable, et le traitement de nombreuses maladies. Ainsi, les trois grands domaines d'applications de la nanomédecine sont le diagnostic in vitro ou in vivo , la thérapie et la médecine régénérative . Cette science a vu le jour il y a plus de 40 ans, même si elle ne portait pas le nom de nanomédecine, par la découverte des liposomes par Bangham. Son essor a bénéficié des concepts issus des nanotechnologies impliquant une pluridisciplinarité des champs de recherche comme la chimie (organique, inorganique et polymère), la physico-chimie et les sciences pharmaceutiques et médicales (pharmaciens et cliniciens).
Dans la délivrance de principes actifs, les nanotechnologies développées doivent répondre aux exigences de la vectorisation , c'est-à-dire le besoin d'une meilleure orientation des principes actifs vers leur site d'action biologique, afin d'en augmenter l'efficacité et d'en réduire la toxicité. Pour répondre à cette problématique, des systèmes particulaires, de taille nanométrique et de type colloïde résultant de l'auto-assemblage de molécules biodégradables sont ainsi développés. Faisant office de cargos pour le transport, la délivrance et le ciblage de principes actifs , ils sont souvent nommés nanovecteurs , nanocargos et plus récemment rassemblés sous le terme « nanomédicaments ». Aujourd'hui, on dénombre une trentaine de nanomédicaments approuvés aux États-Unis et plus largement dans le monde, une centaine d'essais cliniques impliquant des nano-objets.
Les nanoparticules utilisées en nanomédecine peuvent être répertoriées en deux grandes familles : les nanoparticules organiques et les nanoparticules inorganiques. Parmi les nanoparticules organiques, celles à base de lipides ont été les premières développées (liposomes) puisqu'étant composées de lipides naturels , déjà présents en quantité et de manière étendue dans l'organisme, leur conférant ainsi biocompatibilité et biodégradabilité. Tirant parti de cette similitude avec le milieu vivant, une...
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
MOTS-CLÉS
médecine |
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Vecteurs lipidiques en tant que nanomédicaments
Sources bibliographiques
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
Article inclus dans l'offre
"Nanosciences et nanotechnologies"
(
153 articles
)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.