Si la normalisation concerne particulièrement les produits auxquels elle confère des niveaux de confiance vis-à-vis des utilisateurs, elle intéresse également, et de plus en plus, les services dont le poids économique devient aujourd'hui prépondérant
. La maintenance est l'un d'entre eux puisqu'elle met à disposition des capacités techniques et intellectuelles pour garder un bien dans un état requis et satisfaire ainsi les besoins de son utilisateur et de son propriétaire. Pour les entreprises, elle constitue un processus vital constitué d'activités qui font appel à des compétences diverses en interaction et qui ont besoin de s'appuyer sur des documents de référence.
On peut dire de la maintenance qu'elle fait partie des pionniers en matière de normalisation dans le domaine des services puisque, dès le début des années 1980, des normes de maintenance ont été régulièrement produites et mises à jour. Ces documents, qui couvrent peu à peu l'ensemble du domaine, jouent un rôle essentiel pour promouvoir cette activité qui emploie en France environ 450 000 personnes et pèse près de 40 milliards d'euros dans l'industrie et l'immobilier-tertiaire, selon les études menées par l'Association française des ingénieurs et responsables de maintenance (AFIM)
.
En effet, les normes facilitent les échanges entre les parties prenantes en définissant tout d'abord un langage commun, puis en formulant des méthodes et des pratiques reconnues pour atteindre les niveaux attendus de sécurité, de qualité, de compétitivité et de respect des contraintes environnementales et sociales. On peut donc dire qu'elles contribuent à faire prendre conscience de la place essentielle de la maintenance dans la voie, aujourd'hui incontournable, du développement durable et donc de l'importance croissante de ce marché dans l'avenir.
Cet article a pour objectif d'apporter des compléments à celui intitulé « Contexte normatif et réglementaire de la maintenance »