La continuité d’activité est un enjeux majeur de gestion des organisations. Dans les secteurs réglementés (banque, assurance, pharmacie, par exemple), ce sujet est même une obligation en termes de maîtrise des risques. Dans les autres secteurs, ce sujet devient un enjeu essentiel pour plusieurs raisons : les entreprises confrontées à des interruptions d’activité subissent plusieurs catégories d’impacts. La perte d’exploitation, conséquence financière de l’interruption d’activité, est souvent l’un des enjeux clés d’un plan de continuité d’activité (PCA) nécessitant de prévoir la continuité des processus les plus critiques, mais aussi une reprise d’activité le plus rapidement possible quand la continuité n’est pas garantie. Ce sujet est d’une telle importance qu’en pratique, la notion de résilience est de plus en plus associée au PCA (voir
[G 9 068]
,
). Les autres enjeux clés de la continuité d’activité sont également la maîtrise du risque de réputation et la qualité de service.
Dans certains secteurs, maintenir cette continuité d’activité est aussi une obligation réglementaire pouvant s’apparenter à une défaillance de contrôle des risques en cas de manquement.
Ce sujet n’est pas nouveau en soi ; dès les années 1950, des travaux et réflexions mettaient en avant l’importance de la continuité d’activité au regard des enjeux financiers d’une part et sécuritaires d’autre part, comme l’illustre le cas de l’accident des 24 h du Mans en 1955, se traduisant par une volonté de garantir la poursuite de l’activité après un accident grave