4. Conclusion
Le paradigme de civilisation élaboré par Montesquieu affirme comme postulat que plus les sociétés sont évoluées et plus elles sont capables de se mettre à l’abri des conséquences des catastrophes. Les archives de l’historien et l’actualité catastrophique des dernières années tendraient pourtant à prouver le contraire. Pour nos devanciers, le risque n’était pas une fatalité mais plutôt un état d’attente débouchant sur l’anticipation d’une crise éventuelle. Certes empiriques, ces dispositions des anciens n’en illustrent pas moins une mémoire de la conservation fondée sur la capacité d’un groupe à acquérir et à développer, à travers l’histoire, le souvenir de son propre héritage en matière de survie. Plus trivialement, l’expérience historique peut-elle être exploitée pour renforcer la capacité de nos sociétés contemporaines à absorber le choc que représente un extrême
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