Logo ETI Quitter la lecture facile

En ce moment

L’Usine du futur prend forme en Moselle

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Le CEA, membre fondateur de l'Alliance Industrie du Futur vient d'inaugurer, sur le site de PSA Tréméry-Metz en Moselle, une plateforme technologique qui vise à structurer une filière “Usine du futur” dans la région Grand Est.

Quelques jours après l’inauguration d’Air Liquide le 26 janvier dernier, d’un centre de pilotage qui gérera à terme la production pour ses 22 usines 24h/24 et 7j/7, c’était au tour d’un autre membre de l’Alliance Industrie du Futur de lancer ses premières installations. Le CEA Tech, direction de la recherche technologique du CEA, vient en effet d’ouvrir sa plateforme FFLOR (Future Factory @ Lorraine) sur le site de PSA à Trémery (Moselle).

Un équipement au service de tous

Cette plateforme de 1000m2 est au service des industriels, quel que soit leur secteur d’activité et leur taille. Elle offre aux adhérents, au choix, soit la possibilité d’assister à des démonstrations soit de réaliser des essais à partir des équipements disponibles. Objectif: apporter un soutien technique, faire monter les compétences pour structurer la filière “usine du futur” de la région. Pour son montage initial, FFLOR a bénéficié de fonds publics (à parts égales région Grand Est et Etat) pour un montant de 4 millions d’euros. Déjà onze partenaires ont signé une charte de collaboration avec le CEA. L’organisme en attend une vingtaine d’ici la fin de l’année. Parmi eux, on retrouve PSA bien sûr, mais des acteurs divers comme Opteamum, entreprise spécialisée dans les systèmes automatisés ou WM88, un spécialiste de l’ameublement basé dans les Vosges.

Quatre thématiques, une vision globale

Les équipements installés couvrent quatre grandes thématiques d’innovation industrielle:

  • la réalité virtuelle et la réalité augmentée notamment en vue de la conception de nouveaux postes de travail, de formation des opérateurs ou d’analyse ergonomique;
  • la robotique collaborative (cobotique) via 15 robots collaboratifs (prévus d’ici fin 2018) dont 7 seront sur base mobiles (avec des partenaires tels que Kuka et sa technologie IIWA, ABB et son robot YuMi ou Universal Robot et ses bras robotiques), deux convoyeurs de 10m, le manipulateur Cobomanip de Sarrazin Technologies pour les charges lourdes et le cobot de Isybot, une start-up du CEA créée en décembre 2016, qui va tester l’assistance de l’opérateur pour les tâches de finition de ponçage/polissage.
  • La logistique intelligente disposant de trois chariots automatisés autoguidés (société Asti) pour l’approvisionnement automatique en bord de ligne par exemple. Huit sont prévus à la fin 2018.
  • La connectivité et l’interopérabilité via une architecture réseau de 1Gbit permettant la connexion de l’ensemble des équipements sur 300 point de raccordement. La communication entre les différents systèmes s’appuyant sur Tango Controls, une boîte à outils logiciel open source.

Selon ses ambitions, l’industriel peut tester tout ou partie des équipements sur des projets pouvant aller jusqu’à un an. En outre, cette plateforme sera aussi l’occasion de créer des groupes de travail sur certaines problématiques communes.

Par Sophie Hoguin

Pour aller plus loin

Posté le par La rédaction


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

INSCRIVEZ-VOUS
AUX NEWSLETTERS GRATUITES !