En quelques années, la traçabilité est devenue une question juridique de premier plan.
Qu'il s'agisse de la traçabilité dans le domaine alimentaire, dans celui de la finance, dans celui de la santé, dans le secteur de la sécurité ou dans celui de l'électronique, la question est toujours la même : de quelle trace disposons-nous ? et pour en faire quoi ?
Qu'est-ce que la traçabilité et qu'est-ce qu'une trace ? Il faut ici pouvoir distinguer la traçabilité d'un point de vue technique et la traçabilité dans sa sphère juridique et,
in fine
, de vérifier si l'une et l'autres sont placées sur le même plan.
La traçabilité est un néologisme dérivé de l'anglais
traceability
, pouvant être traduit par « capacité à tracer »
.
La traçabilité rejoint les notions de « tracer », « trace » et « traçage », qui impliquent l'utilisation d'éléments de marquage et d'identification d'un objet ou d'un acteur.
La norme ISO 9000
la définit comme étant « l'aptitude à retrouver l'historique, la mise en œuvre ou l'emplacement de ce qui est examiné ».
La définition ISO de la traçabilité prévoit qu'il est possible de retrouver à tout moment la trace des événements de la vie d'un produit au moyen d'informations enregistrées.
Il s'agit d'identifier un bien, un service, une personne et de lui associer des événements qui, au fil du temps, l'ont transformé, ces évènements pouvant eux-mêmes être identifiés et donc tracés.
La traçabilité est « plurielle », alliant les aspects suivants :