Au‐delà des effets de mode, la prise en compte du
développement durable
apparaît comme incontournable. C’est sans doute moins la préoccupation des générations futures qui importe que le fait de considérer les effets actuels de la « mondialisation » comme n’allant plus de soi et appelant de nécessaires mesures d’accompagnement. En fait, pour les acteurs de la construction, il est intéressant de se référer au terme anglo-saxon (contraction de globalization et localization) de « glocalisation ». Si les échanges économiques se démultiplient et deviennent globaux, il n’en reste pas moins vrai que les objets échangés sont bien créés localement. Cette balance entre les flux marchands et l’inscription locale de la production est essentielle quant à l’avenir des métiers du BTP.
Au plan mondial
, trois exigences sont désormais reconnues et considérées comme incontournables :
le poids des utilisateurs finaux est de plus en plus prépondérant dans les décisions. Certes la construction n’est pas encore directement exposée, mais néanmoins les travaux en direct pour l’entretien du patrimoine privé ne cessent de croître ;
les investisseurs commencent à introduire les critères de respect de l’environnement et de déontologie sociale pour sélectionner les entreprises dont ils sont susceptibles de prendre des participations ;
les entreprises progressivement sont tenues de jouer un rôle social au sein de la collectivité et non plus d’être des acteurs économiques centrés uniquement sur la recherche du seul profit immédiat.
Au plan local
, le statut du bâti (infrastructures et bâtiments) commence à évoluer. Un certain nombre d’industriels, tant des biens de consommation que des services, externalise leurs locaux et attend du cadre bâti un niveau de prestations assez précis plutôt que de devoir les immobiliser dans les bilans.