1. Contexte
La résonance magnétique nucléaire (RMN) en phase solide connaît actuellement des développements instrumentaux et méthodologiques remarquables. Ceux-ci concernent, entre autres, l'utilisation de champs externes B0 de plus en plus intenses (B0 = 23,5 T, fréquence de Larmor associée au proton : ~ 1 GHz), l'augmentation de sensibilité sur plusieurs ordres de grandeur et la mise en œuvre de nouvelles méthodes d'acquisition du signal RMN.
Les noyaux quadripolaires (à savoir ceux à spin nucléaire I > 1/2, avec I entier ou demi-entier) constituent environ 75 % des noyaux magnétiquement actifs du tableau périodique. Citons pour exemples 2H (I = 1), 14N (I = 1), 23Na (I = 3/2), 27Al (I = 5/2), 10B (I = 3), 51V (I = 7/2), 93Nb (I = 9/2),...
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