Présentation
RÉSUMÉ
Les produits chimiques utilisés dans les procédés physico-chimiques et biologiques de traitement des eaux usées posent des problèmes environnementaux et de santé. Le chitosane, biopolymère qui apparaît comme une alternative efficace et écoresponsable, fait l’objet de cet article. Cette substance est devenue un acteur du traitement des eaux. Son utilisation dans les domaines de la coagulation/floculation, l’adsorption et de l’ultrafiltration assistée est abordée. Les mécanismes d’interaction contaminants-chitosane sont ensuite décrits, avant de conclure sur les questions pendantes et perspectives relatives à ce matériau.
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Lire l'articleAUTEUR(S)
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Grégorio CRINI : Ingénieur d’études, habilité à diriger des recherches - UMR 6249 Chrono-environnement, université Bourgogne Franche-Comté, Besançon, France
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Pierre-Marie BADOT : Professeur des universités - UMR 6249 Chrono-environnement, université Bourgogne Franche-Comté, Besançon, France
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Nadia MORIN-CRINI : Ingénieure de recherches, habilitée à diriger des recherches - UMR 6249 Chrono-environnement, université Bourgogne Franche-Comté, Besançon, France - Note de l'éditeur : Cet article est la version actualisée de l’article [RE 126] intitulé « Traitement des eaux par du chitosane : intérêts, méthodes et perspectives » rédigé par Grégorio CRINI, Pierre-Marie BADOT, Nadia MORIN-CRINI et paru en 2009.
INTRODUCTION
Les procédés physico-chimiques et biologiques de traitement des eaux usées utilisant des produits chimiques conventionnels tels que les formulations métalliques à base d’aluminium ou de fer et les polymères organiques à base d’acrylamide sont certes efficaces et viables économiquement mais ils posent de sérieux problèmes environnementaux et de santé. À l’heure où la demande du public en matière de produits renouvelables, biodégradables et sans impact croît avec la sensibilisation à la protection de l’environnement, les matériaux d’origine biologique comme le chitosane apparaissent porteurs de solutions alternatives et innovantes. Cet aminopolysaccharide possède un fort potentiel dans le traitement des eaux en raison de sa nature biologique, de sa provenance (obtenu principalement à partir de déchets de l’industrie de la pêche), de sa non-toxicité, de son caractère polycationique qui le distingue des autres polysaccharides et polymères naturels, et de sa versatilité technologique. Ce biopolymère suscite en effet un intérêt croissant depuis les années 2000 pour récupérer et éliminer des contaminants présents dans les effluents industriels en raison de son large domaine d’applications. Cet article fait le point sur l’utilisation du chitosane dans des procédés d’ adsorption , de coagulation/floculation et d’ ultrafiltration membranaire .
Points clés
Domaine : Traitement et ingénierie des eaux usées
Degré de diffusion de la technologie : Émergence
Technologies impliquées : filtration, adsorption, échange d’ions
Domaines d’application : eaux industrielles, eaux papetières, eaux de station d’épuration
Principaux acteurs français :
Pôles de compétitivité : écotechnologies , Aqua-valley , Dream , Hydreos
Centres de compétence : Office international de l’eau
Industriels : France chitine
Autres acteurs dans le monde :
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MOTS-CLÉS
eaux usées | traitement | chitosane | contaminants
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de juil. 2009 par Grégorio CRINI, Pierre-Marie BADOT, Nadia MORIN-CRINI
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Traitement des eaux par du chitosane : intérêts et méthodes
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