La mondialisation a conduit à une concurrence globale
qui nécessite une vision de plus en plus large du secteur d’activité
dans lequel on évolue. En effet, que ce soit des fabrications externalisées
par de grands groupes internationaux vers les pays à main-d’œuvre
peu onéreuse et avec moins de contraintes environnementales, ou que
ce soit des entreprises nouvelles issues de pays en développement,
ou qu’on ait affaire à de nouveaux entrants inattendus, le monde des
entreprises s’élargit constamment.
Sur le plan des technologies, les changements deviennent
de plus en plus rapides et ainsi la menace que fait peser l’arrivée
de technologies « foudroyantes » est de plus en plus importante. Enfin,
la Chine, premier déposant mondial de brevets, doit être considérée
à la fois comme une menace, mais aussi comme une source d’innovation.
En effet, elle n’étend que peu de brevets au plan international et,
de ce fait, certains produits ou technologies peuvent être utilisés
hors de Chine sans avoir de problèmes juridiques. Par contre, si on
doit s’implanter ou exporter en Chine, il faut être très prudent,
considérer les brevets chinois, mais aussi les certificats d’utilité
(utility model) qui sont opposables juridiquement. Pour les personnes
intéressées par le sujet, l’entreprise Schneider Electric a perdu
un procès en Chine de plusieurs millions de dollars à cause d’un modèle
d’utilité chinois !
Au niveau financier, la propriété intellectuelle est
encore considérée comme un poste important. Mais, une prise de conscience
de cet état de fait a conduit entre autres en France et, dans le cadre
de la loi Pacte, de mettre en évidence l’importance des certificats
d’utilité (« petits brevets » faciles à obtenir, d’un coût très bas
et offrant une protection limitée, mais qui peut être étendue en cas
de besoin).
« Communiqué de presse de l’INPI 27 mai 2019 la loi
pacte, promulguée le 23 mai 2019, prévoit plusieurs mesures qui concernent
directement la propriété intellectuelle
Les mesures concernant les brevets :
allongement du certificat d’utilité
de 6 à 10 ans et possibilité de transformer une demande de certificat
d’utilité en demande de brevet ;
création d’une demande provisoire
de brevet : légère et peu coûteuse, cette procédure permet de prendre
date en termes d’antériorité, avec un contenu simplifié. Elle vise
à faciliter l’accès à la propriété intellectuelle, notamment pour
les PME, les start-ups et les chercheurs ;
création d’une procédure d’opposition
de brevet devant l’INPI : cette procédure permet à la fois de renforcer
la sécurité juridique du brevet et de simplifier pour les tiers la
procédure pouvant...