Le premier article de cette série
décrivait l’évolution vers le tout-numérique des médias et des systèmes les produisant, les gérant et les distribuant, permettant ainsi de stocker tous ces médias sur des supports informatiques. Mais pour pouvoir retrouver l’élément recherché dans une masse de données numériques, il est nécessaire de mettre en place le
Digital Media Asset Management
, le
DMAM
(ou simplement
MAM
, ou encore
DMM
), c’est-à-dire la
gestion des médias audio-photo-vidéo numériques
.
Pour cela des données complémentaires, ou métadonnées (détaillées dans l’article précédent), sont associées aux données représentant les sons ou images, pour les identifier et décrire aussi bien le contenu que le contenant (format). Les médias numériques peuvent alors être gérés tout au long d’une chaîne de production-distribution numérique. C’est l’objectif des trois articles ([TE 5 887],
,
et
) de détailler chacune des fonctions présentes le long de cette chaîne gérée par le DMAM.
Les fonctions d’un système DMAM
[23][17][18]
sont rappelées par la figure
1
. Elles y sont représentées dans un ordre relativement « chronologique » en trois blocs (correspondant aux trois derniers articles de cette série), depuis l’acquisition jusqu’à la distribution. Par ordre d’importance fonctionnelle, elles sont :
les fonctions clés : analyser-indexer, qui rend possible celle de rechercher ;
les fonctions support de ces fonctions clés : stocker (les médias numériques et les métadonnées) et gérer les données et métadonnées ;
les fonctions amont : acquérir et éditer ;
les fonctions aval : distribuer sur réseaux et supports numériques, vendre tout en sécurisant les médias numériques, en gérant et protégeant les droits ;
une fonction transversale support de toutes ces...