Des liquides isolants ont été employés dès le tout début du développement de la construction des équipements électriques haute tension. En général, les liquides sont associés à des isolants solides, et leur rôle principal est de remplacer l’air dans les cavités des isolants solides pour améliorer la tenue aux décharges partielles et au claquage diélectrique de l’isolation. Dans certains cas, notamment dans les transformateurs de puissance et de distribution, le liquide isolant est avant tout un fluide de transfert thermique qui sert à évacuer les calories produites au cœur de l’appareil. Il constitue également un moyen pratique d’évaluation de routine de l’équipement tout au long de sa durée de vie. En effet, le fluide joue un rôle vital et (comme le sang dans le corps d’un être vivant) permet de diagnostiquer l’état de l’équipement.
Jusqu’à la fin des années 1960, les liquides isolants ne posaient pas de problème d’environnement ou de toxicité. La découverte d’une pollution mondiale par les polychlorobiphényles (PCB) a montré du doigt la famille des liquides isolants dans son ensemble, et elle est devenue la cible des médias. Dès lors, la plupart des équipements remplis de PCB ont été rétroremplis ou remplacés par des fluides sans PCB. Poussés par la recherche de liquides moins dommageables pour l’environnement, les chercheurs et les ingénieurs ont depuis lors, proposé divers liquides synthétiques/naturels ou végétaux pour des applications en électrotechnique. L’accord de Paris sur le climat signé par 194 parties (soit 193 pays, ainsi que par l’Union européenne), traitant de l’atténuation et de l’adaptation des émissions de gaz à effet de serre et du désinvestissement des énergies fossiles, est un autre élément structurant qui a stimulé le développement exponentiel de nouvelles technologies basées sur les matériaux biodégradables. Il s’agit désormais de privilégier la récolte de ressources plus performantes, plus respectueuses ou peu dommageables pour l’environnement.
La nanotechnologie, qui est vue comme une panacée pour solutionner divers problèmes en ingénierie, est également un autre centre d’intérêt qui a suscité le développement des nanoliquides ces dernières décennies.
Les développements dans le domaine de la supraconductivité ont également suscité de nouveaux intérêts aux liquides cryogéniques ou gaz liquéfiés.