Les polyhydroxyalcanoates (PHA) font partie de ces biopolymères synthétisés par les bactéries en réponse à un environnement défavorable à leur croissance. Ces polymères biodégradables se présentent alors comme une alternative à l'utilisation de polymères synthétiques dérivés de la pétrochimie. De nombreuses applications sont attendues considérant la possibilité de contrôler en amont la nature de ces polymères par des actions au niveau des conditions de culture et de fermentation, de la source de carbone et bien naturellement des souches productrices. Leur caractère de biodégradabilité et de biocompatibilité, leurs propriétés mécaniques et le fait de pouvoir les associer par différentes approches, à d'autres molécules ou polymères, jouent également en faveur d'applications dans la plupart des domaines de la santé (hématologie, cardiologie, ophtalmologie, dermatologie, régénérations tissulaire et osseuse, etc.). Des études restent encore à mener, notamment sur les oligomères et les polymères fonctionnalisés, mais beaucoup de paramètres plaident en faveur d'un développement prochain de ces biopolymères dans ce domaine. Mais tout cela ne doit pas exclure l'intérêt que peuvent également présenter la recherche et la mise en évidence de nouvelles souches productrices. En ce sens, le milieu marin, de par sa biodiversité microbienne encore mal connue et peu exploitée, se présente comme une source potentielle de nouveaux microorganismes aptes à produire, en conditions contrôlées, des nouveaux PHA.